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Je reste roi de mes chagrins : que dit le web du roman de Philippe Forest ?

Page créée le 14/08/2019 - mise à jour : 19/11/2019 à 00:00


L'appréciation est excellente sur le web littéraire.

Télérama : En 1954, Winston Churchill pose devant le peintre Graham Sutherland pour un portrait officiel. Philippe Forest instaure entre eux un dialogue théâtral, auquel il joint sa voix.

Tableau de bord




4 occurrences sur le web



4ème de couv


Le roman ressemble au théâtre puisqu’ils sont tous les deux pareils à la vie. Le monde entier est une scène, dit Shakespeare, et nous y sommes tous des acteurs. Depuis la nuit des temps, tous les soirs, les mêmes fables se répètent pour le plaisir du public. À tour de rôle, on reconnaît la sienne en n’importe laquelle des histoires qui se jouent sous nos yeux. La morale, amère, en est toujours la même : dépossédé enfin de tout ce qui fut à lui, chacun, au bout du compte, règne seulement sur les chagrins qui lui restent et dont il ne garde que le souvenir, dont il ne conserve que le secret. Mais lorsque les acteurs, sous les sifflets ou sous les applaudissements, se préparent à regagner leurs loges, une image persiste que tout homme peut peindre, s’il le souhaite, lui donnant par exemple l’apparence de cet étang où, parmi les fantômes qui flottent à la surface, il aperçoit les flèches de feu de quelques poissons d’or brillant dans la lumière qui baisse.
Les trois coups retentissent. Le silence se fait dans la salle. Le rideau se lève. La scène se situe en Angleterre. L’action se déroule vers le milieu du vieux XXe siècle. Un homme, le plus célèbre des Premiers ministres du Royaume-Uni, pose pour un autre qui le peint. On n’en dira pas plus pour l’instant. Drame ou comédie, le spectacle peut maintenant commencer, qui raconte à chacun le récit de ce qui fit sa vie.

ISBN 9782072833403

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