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Accédez à quatre enquêtes de lectorat sur le roman policier !

Enquête polar en pleine torpeur estivale

2016 visites | publié le mardi 18 août 2009.
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Quel est le roman policier dont la résolution de l’intrigue vous a le plus bluffé ?
jo : Shutter Island de Dennis LEHANE
M : Shutter Islanc Denis Lehanne
Natacha : Shutter Island de Lehane
Jean-Marc Laherrère : La caverne aux idées de José Carlos Somoza. Parce que plus on avance dans le bouquni plus on se dit que l'auteur s'enferre dans un truc impossible dont il ne pourra sortir qu'au moyen d'une pirouette artificielle. Et à la fin, tout s'éclaire de façon lumineuse, sans deus ex machina. C'est extraordinaire.
Garp : Femmes blafardes. Rien à ajouter, il faut le lire. Et là pour être bluffée j'ai été bluffée ! Et rien qu'en y repensant je le suis encore et j'ai très envie de relire le livre. Sacré Siniac !
Paul Maugendre : Evidemment et sans conteste le Crime du golf d'Agatha Christie, mais dont je ne veux pas parler au risque de dévoiler l'intrigue afin de permettre au lecteur potentiel qui ne connaitrait pas ce roman de pouvoir l'apprécier à sa juste valeur
rberano : Un seul c'est pas assez ! dans le passé c'est D'entre les morts (Sueurs froides) de Boileau Narcejac Récemment ce fut Une âme de trop de Brigitte Aubert
fahim : "Ne le dis à personne" d'Harlan Coben car l'auteur s'est échiné à nous faire croire tout au long de son récit qu'un de ces personnages principaux a été lâchement assassiné avant qu'il ne refasse surface au moment où l'on s'y attend le moins,bien évidemment.bien joué!
Harfang : Pas d'accord avec l'intitulé, je pense que ce n'est pas toujours l'intrigue qui fait la qualité d'un roman, même policier. Par exemple, j'aime les romans de Padura et les pérégrinations de Condé sont l'essence du roman et l'intrigue est peu importante. Pour tout de même répondre, je me souviens des racines du mal de Dantec.
Steph Hermann : Shutter Island de Denis Lehane
alex : j'ai une grande nostalgie pour les 10 ptits nègres (j'avais 11 ans ! c'était mon premier !) plus récemment : shutter island de lehane
martine s : le double assassinat de la rue morgue (poe)
mazel : "le jardin du bossu" de Bartlet
Catherine : Oh la la, dur dur... Peut-être Le crime de l'Orient-Express / Agatha Christie
Mézigus : Le style Burma m'a toujours exalté dans sa manière finalement simpliste mais réaliste de remonter le fil des intrigues. On objectera que c'est pas un policier, mais ses méthodes sont les mêmes, le flegme en plus.
Mikado : La Lettre volée d'Edgar Poe, indépassée
Clément : N'importe quel Agatha Christie me bluffe à la fin! Sinon Shutter Island qui m'a mis une bonne claque!
Naolou : En fait, il y en a deux : "La disparue de Colliton Park" de Minette Walters, et plus récemment "La forêt des ombres" de Franck Thilliez. Je les ai dévoré et leur intrigue m'a scotchée ! C'est la surenchère dans l'horreur qui m'a le plus marquée, le tout justement et savamment dosé.
BAOBEI : Le Tonneau de CROFTS.
Tiphanya : Le Poète de Michael Connelly. J'étais persuadé que l'affaire était fini alors que j'avais encore 150 pages à lire.
Fanch : Shutter Island de Dennis Lehane
martine lepaire : d entre les morts de boileau - narcejac
Delphine Cingal : Le meurtre de Roger Ackoyd d'A. Christie, of course!
kitali7 : meurtre de l orient express agatha Christie
maxal : De mes dernières lectures,"la chaîne cassée" de Marie-Thérèse Renaud, une journaliste de l'Est Républicain.
Serge Breton : "La fille de nulle part" de Frédric Brown
alain : Le mystère de la chambre jaune
Hannibal le lecteur : Dix petits nègres, sans hésitation. Au point de vue de la résolution de l'intrigue c'est sans conteste - à mes yeux en tout cas - le plus grand roman policier de tous les temps. J'en conseille deux lectures minimum. Une première sans connaître le coupable, puis une seconde. On a l'impression de lire deux romans différents. Plus récemment, Shutter Island est un autre chef-d'œuvre au final extraordinaire qui laisse le lecteur sous le choc pendant longtemps.
m@rtine : jusqu'au dernier Déon Meyer & solea JC Izzo (mais la mémoire est faillible!)
ij : shutter island
Anne Laure : Nombre des romans de boileau Narcejac ...
Jeanjean (Yann Le Tumelin) : Le mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux. Je devais avoir 20-21 ans quand je l'ai lu, et ce bouquin m'est toujours resté en mémoire. Une atmosphère un peu foutraque, un personnage original, un charme désuet... Et puis, cette histoire de chambre close, ça m'a bien turlipiné !
BiblioMan(u) : Sans nul doute "Shutter Island" de Dennis Lehane, où si on sent que quelque chose "cloche" à un moment donné, le tout est parfaitement dosé, quitte même à nous inciter à relire le livre d'un nouvel oeil.
marie : Shutter island : une enquête béton dans un environnement hallucinant et une fin qui vous laisse ...perplexe.
Le vent sombre : Borges et les Orangs-Outangs éternels de Luis Fernando Verissimo
Laurent : Shutter Island de Denis Lehane. C'est vraiment le seul livre qui m'a bluffé au niveau de la fin. Je ne m'y attendais pas du tout. Je me suis fait avoir. J'ai été manipulé, balladé par l'auteur.
Laurette : La fille de nulle part de Fredric Brown ex-aequo avec Shutter Island de Dennis Lehane
Alain Le Flohic : Ce n'est pas l'intrigue qui m'interesse le plus.
Thierry Godefroid : Ah, les chutes qui tuent... Il y celles (rares) qui foutent par terre tout le bouquin : l'auteur, vachement astucieux, nous a promenés comme des bleus sur des centaines de pages avant de nous asséner le coup de massue qui donne un sens tout neuf à ce qu'on vient de lire. Shutter Island de Lehanne est un bel exemple de ce type de chute. Il y a ensuite toutes celles, plus classiques, qui donnent à la fin d'une enquête un dénouement qu'on n'a vraiment pas vu venir ; l'auteur est particulièrement fort lorsque que cette chute apparaît, avec le recul, d'une évidence ou d'une banalité qui la rend complètement crédible. Là, j'adore. Le dernier Pelecanos (Les jardins de la mort) m'a donné ce plaisir. Et il y en a beaucoup d'autres... Huit millions de façon de mourrir (Lawrence Block) m'avait également marqué de cette façon. Et puis il y a celles qui couronnent un itinéraire, façon "grosse prise de conscience" ou "rédemption", qui peuvent aussi être explosives, résultat d'une tension qui monte crescendo tout au long du bouquin. Bref, des chutes qui vous balacent un seau de glace sous le tee shirt et qui vous empêchent de penser à autre chose dans la demi heure qui suit. On pourrait là aussi citer de nombreux exemples, mais ceux qui m'ont le plus frappés dans le genre récemment sont deux romans de Harry Crews, La malédiction du gitan et Le roi du KO.
Quel est le roman policier qui vous a donné le plus de « mauvaises idées » - politiques ou criminelles – à exploiter ?
M : L'Analyste: John Katzenbach Une histoire de vengeance totale, retournée contre son auteur
Natacha : Difficile de répondre : je dirais plutôt que de nombreux polars me confortent dans mes "mauvaises idées".
Jean-Marc Laherrère : Sans conteste "Tuez un salaud", signé Colonnel Durruti, paru à la série noire. Une campagne anarchiste nationale appelle à flinguer, physiquement ou métaphoriquement les salauds qui s'en tirent toujours. Je sais que ce n'est pas bien, mais ça me fait souvent très envie ...
Garp : La nuit du solstice d'Herbert Lieberman. Balancer des blocs de béton sur une foule depuis le sommet d'un building est un vieux fantasme.
Paul Maugendre : Roman policier ou roman noir ? Peut-être "Mes crimes imparfais" d'Alain Demouzon ou encore "Un revolver, c'est comme un portefeuille" de Michel Lebrun. Mais peut-être la genèse est-elle à rechercher dans la saga des Rocambole de Ponson du Terrail.
rberano : Aucun, les romans policiers que j'ai lus ne m'ont jamais donné de mauvaises idées !
fahim : un polar méconnu-du moins pour l'instant- même pour les lecteurs les plus chevronnés!Et pour cause,il est en cours d'écriture.vous l'aurez compris,je suis moi-même auteur de polar!D'ailleurs,ma première intrigue a pour toile de fond les dessous de la ville du péché,j'ai nommé "VEGAS",ses Casinos et bien plus...Avis aux amateurs!!!
Harfang : Je sèche...
Steph Hermann : Un lieu incertain de Fred Vargas
alex : ah , mais c'est pas un policier : le livre de manuel (cortazar) ; sinon nada de manchette
martine s : une nouvelle d'ingrid noll mais je ne sais plus dans quel recueil consacré à des crimes faciles à réaliser, là, une femme de ménage en pousse une autre par la fenêtre pendant qu'elles nettoient les vitres
mazel : "l'anneau de moebius" de Thilliez
Catherine : Je ne sais pas... Je ne lis pas les romans policiers pour avoir des mauvaises idées ou des pulsions mais pour me divertir alors, vraiment, je ne sais pas du tout !
Mézigus : L'hyper-réalisme à la Jonquet fait ressortir la noirceur de l'âme humaine et nous montre à quel point l'homme regorge d'inventivité en matière de cruauté.
Mikado : La Moisson Rouge de Hammett
Clément : Yegg, autoportrait d'un honorable hors-la-loi de Jack Black
Naolou : Je n'ai pas de souvenirs précis, mais beaucoup me semblent donner différentes idées (pas toujours des plus aisées à réaliser d'ailleurs !) pour commettre le crime parfait !
BAOBEI : Une histoire ancienne de Nelson DE MILLE.
Fanch : Le couperet de Donald Westlake
martine lepaire : aucun
Delphine Cingal : French Tabloïds (Oppel)
kitali7 : Dirty week-end de Helen Zahavy
maxal : A vrai dire, tous et aucun, parce que les criminels sont de plus en plus doués. Je pense que les meilleurs exemples de "mauvaises idées" se trouvent dans la vraie vie.
Serge Breton : ???
alain : Je suis assez grand pour avoir de mauvaises idées tout seul. Et pour la perversion, voyez Sade.
Hannibal le lecteur : Le couperet de Westlake, puisqu'on se dit qu'après tout le mobile du personnage principal est facilement compréhensible dans la société actuelle. Le personnage pourrait être qualifié de tueur en série, et pourtant on le comprend et l'excuse presque.
m@rtine : ????? comme piste je dirais les romans de Robin Cook (le seul!)
ij : ??
Jeanjean (Yann Le Tumelin) : désolé Bernard, je ne comprends pas bien la question...
BiblioMan(u) : Hum... difficile question, et perverse, oui ! J'aurais envie de citer deux livres plutôt, de par l'angle qu'ils ont choisi, à savoir mettre des tueurs comme personnages principaux : "Un petit boulot" de Iain Levison et "Ce cher Dexter" de Jeff Lindsay. Ou comment en venir à apprécier, quand même, des personnages pas toujours reluisants. Mais c'est là sans doute, le but des auteurs.
Le vent sombre : Nada de Jean-Patrick Manchette
Laurent : Aucun. Je ne suis pas un psychopate.
Laurette : Un dernier verre avant la guerre de Dennis Lehane
Vieuxtacot : Le Couperet de Westlake
Alain Le Flohic : "Le couperet" de Weslake
Thierry Godefroid : Les Dortmunder ! Le plus loser des malfrats a toujours des idées incroyables qui, contre toute attente, capotent lamentablement. Mais l'idée la plus tordue, ce n'est pas lui qui l'a eue... : ceux qui n'ont pas encore lu "Mauvaises nouvelles" (D. Westlake) ont bien de la chance.
Quels sont les clichés les plus véhiculés par les romans policiers ?
M : les psychotiques sont des criminels Les flics boivent et se droguent le maire de la ville est un pourri
Natacha : Certains véhiculent des clichés sur les femmes, quand même...
Jean-Marc Laherrère : Il y en a tant ! le privé alcolo, bourru au grand coeur, le flic dépressif, la femme fatale ... Mais l'utilisation d'un cliché ne préjuge pas de la qualité du roman. Il y a de très bons romans qui utilisent les clichés, et de très mauvais qui les évitent.
Garp : Le privé alcoolo et depressif. La femme fatale. La nuit, le froid et la pluie lors de la découverte d'un cadavre. L'assistant(e) du flic toujours un poil stupide.
Paul Maugendre : La blonde idiote qui a l'épilogue ne se révèle pas si nulle intellectuellement que ça. Et puis le code d'honneur des truands trop souvent mis en exergue face à des policiers obtus, ou le policier policé face à au truand brutal et sans cervelle.
rberano : Je n'y fait pas attention, je lis ou ça me plait ou pas, les clichés... bof ! et puis c'est quoi un cliché ?
fahim : Trop nombreux pour être développés ( même à l'ère du numérique!)
Harfang : Sans conteste, le privé alcoolique et looser!
Steph Hermann : Violence, mal écrit, triste
alex : le privé alcoolo largué par sa femme la femme fatale arnaqueuse la nuit la pluie les trottoirs qui brillent les belles voitures
martine s : la femme fatale, les bagnoles, le machisme (les victimes sont presque tjrs des femmes)...
mazel : /
Catherine : Le policier désabusé, abandonné par la femme qu'il aime, qui fume comme un pompier, un brin alcoolique et parfois bon cuisinier ; les femmes fatales ; la violence et le sexe débridé
Mézigus : l'odeur de rance, la désinvolture, l'anarchisme, les pépettes sexy...
Mikado : Le racisme de Léo Malet, l'homophobie du polar des années 50, l'anarchisme de droite d'ADG, les femmes fatales du polar classique, la figure du détective "sauveur de l'humanité" chez Chandler ou Hammett, la mise ne scène politique sans mise ne jeu dans les mauvais polars
Clément : Le profiler incroyable qui découvre le coupable assis dans son fauteuil en se mettant à la place du tueur... Le détective privé qui remonte toute une filière du crime organisé les doigts dans le nez...
Naolou : Un certain manichéisme, ou à l'inverse des personnages torturés à l'extrême. Le tout manque souvent un peu de finesse et de subtilité. C'est pour ça que j'aime les romans de Franck Thilliez, qui sont toujours un peu sur la corde et font ociller les personnages entre l'ombre et la lumière.
BAOBEI : Le personnage de l'enquêteur, policier plus ou moins ripoux.
Tiphanya : policier alcoolique, bedonnant, sans plus aucune illusion.
Fanch : Le meurtrier impitoyable et supérieurement intelligent. La femme fatale
martine lepaire : les policiers sont desabuses et alcooliques et les femmes manipulatrices et belles.
Delphine Cingal : Tout dépend de l'auteur, mais si on parle du hardboiled américain, une image de la femme vénéneuse peu agréable.
Guillaume : Le privé fauché et alcoolo (ou, au pire, alcoolo repenti), souvent tricard chez les flics officiels,la femme fatale qui, immanquablement, le sollicite...
kitali7 : en ce moment, je dirai qu'ils sont trop axés vers monde médical (medecin legiste) et la police scientifique;
maxal : Le romancier nous entraine d'entrée vers un coupable qui paraît évident...et la surprise vient après.
Serge Breton : Le flic corrompu (c'est bien connu, ça n'existe pas...(:o))
alain : Les méchants sont grossiers, insolents ( parce que menteurs). Les femmes objets sont jeunes belles et bêtes; les femmes qui pensent sont vieilles et moches; les flics ont des vies privées pas possibles ( et il n'y en a pas de gays); les assassins n'ont pas d'excuses ( alors que dans la vie réelle, hein?)
Hannibal le lecteur : Le consommation d'alcool est je crois surreprésentée dans le roman policier/noir par rapport à la "vraie vie". Cela fait partie d'une espèce de tradition je pense.
m@rtine : peu de variations dans les rapports homme femme, mais est ce un cliché? (ou un triste constat?)
ij : solitude heros, alcoolisme, divurce, difficultes avec les enfants, ..
Anne Laure : le commissaire bourré blasé depressif mais suffisament eclaire pour emettre son opinion face aux differents désastres sociaux.
Jeanjean (Yann Le Tumelin) : les mêmes reviennt souvent : l'hyper-violence, le machisme, la vulgarité, la débauche... Et puis, plus globalement, le polar est encore considéré comme une paralittérature, même si le genre a beaucoup gagné en respectabilité depuis une vingtaine d'années.
BiblioMan(u) : Le premier qui me vient à l'esprit est celui du bureau du privé dans la dèche, à qui une plantureuse jeune femme vient solliciter de l'aide sans être bien nette pour autant.
Le vent sombre : Qu'il y a suffisamment de « serial killers » dans chaque pays pour occuper les écrivains, petits ou grands, médiocres ou géniaux, et leurs héros.
Laurent : Le héros, qui boit à n'en plus finir. Qui fume comme un pompier. Les supers héros qui n'ont peur de rien, qui se sorte de toutes les situations (souvent propre au thriller).
Laurette : L'intrigue se déroule toujours dans des milieux interlopes. Les flics/enquêteurs sont souvent alcooliques, divorcés.
éric : Parmi les clichés les plus véhiculés il y a celui du héro solitaire : détective privé de la hard boiled (le faucon de malte) , journaliste free lance ou pas (ah Millenium), avocat au grand coeur ou un peu dans la gêne (commis d'office), redresseur de tort façon Poulpe, ou simple pékin (ne le dit à personne) le héro solitaire qui par son simple entêtement va découvrir la vérité est un des clichés les plus répandus encore actuellement (quand bien même les fait on mourir à la fin du roman pour bien signifier que l'on n'est pas dupe). Bien évidemment très régulièrement aussi en face du héro solitaire il y a le monde pourri et ses représentants patentés : mafieux, industriels véreux, gouvernements et pouvoirs politiques sans scrupule, dealers, flics ripoux, avocats d'affaires. Enfin dernier cliché mais plus récent le tueur en série, le serial killer en VO. Nouvelle figure du roman policier véritable métaphore du monde néolibéral. Avant le tueur en série l'assassin a un mobile (l'argent souvent, l'amour parfois, le pouvoir aussi) et participe d'un milieu social (une ville, une famille, un clan, une classe sociale). Le roman policier propose alors une radiographie de ce milieu, de son fonctionnement (cf Simenon). Avec le tueur en série plus de milieu, plus de classe sociale, plus d'environnement, il n'y a plus qu'un individu avec ses désirs (son intérêt égoïste) hors de tout contexte social parfois seulement vaguement psychiatrisant (mère abusive, traumatisme enfantin,...) parfois sans aucun contexte (le mal à l'état naturel, génétiquement programmé). Le serial killer est une figure du monde néo libéral avec ses désirs indidualisés, un criminel consumériste qui consomme ses victimes comme nous consommons des produits manufacturés de grandes marques.
Vieuxtacot : L'imperméable de Détective et les blondes bien pourvues en poitrine
Alain Le Flohic : Le flic ou le privé alcoolique et seul, désabusé. mais j'aime ces clichés.
Thierry Godefroid : Les clichés sont légion. Ils ne me gènent pas trop lorsqu'ils sont recyclés avec intelligence, ou bien lorsqu'ils sont tournés en dérision. C'est l'accumulation des clichés sur un même personnage que j'ai beaucoup de mal à encaisser. Par exemple, le flic taciturne, solitaire, jazzophile, plus malin que les autres, vaguement alcoolo, toujours fâché avec ses chefs (stupides) qui lui foutent une pression terrible pour mettre à l'ombre le 1er suspect venu... Ce genre de culumular existe et se vend très bien : je pense en particulier au Harry Bosh de Connelly et au Resnick de john Harvey, mais il y en a d'autres.
Quelle est pour vous la meilleure adaptation cinématographique d’un roman policier ?
M : Mystic River
Natacha : Je suis assez admirative du travail de Eastwood pour Mystic river.
Jean-Marc Laherrère : Beaucoup. Pour n'en citer que trois récentes, Mystic River, Dans la brume électrique, et No country for old man.
Garp : Touchez pas au grisbi !
Paul Maugendre : Sans opinion, n'étant pas cinéphile.
rberano : Il faudrait avoir vu toutes les adaptations...là il faut que je réfléchisse...ah j'en vois deux : 1) L'affaire St Fiacre : le film adapté par Michel Audiard est bien meilleur que le livre 2) encore Boileau Narcejac : Les diaboliques d'après Celle qui n'était plus
fahim : "Rear window" comprenez"fenêtre sur cour" d'Alfred Hitchcock.eh oui,à la base c'était une nouvelle de William Irish qu'on ne présente plus..
Harfang : N'ayant pas beaucoup de mémoire, je citerai la derniere vue et aimée: dans la brume électrique
Steph Hermann : Mystic River de Denis Lehane (encore)
alex : the big sleep la nuit du chasseur plus récent : mystic river
martine s : cela ne peut pas être le 3e homme parce que graham greene a écrit le roman après...(mais l avait fait le scénario) donc la soif du mal (a touch of evil) d'orson wells d'après Badge of Evil de Whit Masterson , scénario original de Paul Monash.
mazel : "le nom de la rose" d'Umberto Eco
Catherine : Je n'ai pas de titre précis mais j'aime - en général - les adaptations de romans d'Agatha Christie
Mézigus : Pas facile, peut-être "Blade runner" mais l'aspect policier n'est pas ce qui prédomine. Mille milliards de dollars avec Dewaere sinon...
Mikado : Le Grand Sommeil de Hawks
Clément : Mystic River de Clint Eastwood, adapté de Dennis Lehanne. le Silence des agneaux aussi.
Naolou : Aucune ne me vient... Peut-être celles que l'on découvre avant de lire le livre dont elles sont tirées ? ;-)
BAOBEI : Le troisiéme homme. Les trois jours du condor.
Fanch : Le grand sommeil (The Big Sleep) de Raymond Chandler par Howard Hawks
martine lepaire : la mariee etait en noir de truffaud
Delphine Cingal : Mort sur le Nil
kitali7 : Il y en a certainement mais je n en vois pas pour le moment
maxal : Le mystère von Bülow, mais ce n'est pas littéralement un roman policier, c'est un livre inspiré d'un fait-divers.
Serge Breton : "Le grand sommeil" de Howard hawks. "Mystice River" de Clint Eastwood.
alain : Touchez pas au grisbi
Hannibal le lecteur : Difficile de m'en souvenir. Dans les derniers films vus et adaptés d'un polar je citerai le très réussi Jar City de Baltasur Korkmar. Le film est très fidèle au roman d'Indridason et je n'ai pas du tout été déçu par cette adaptation (ce qui est assez rare pour moi). Les adaptations des romans de Lehane sont pour l'instant réussies (Mystic River, Gone Baby Gone) et la prochaine promet de l'être (Shutter Island). Et concernant le cinéma français, j'aime également beaucoup les adaptations "christiesques" de Pascal Thomas à l'humour très réussi faisant de ces films des comédies policières (ou des polars comiques, c'est selon). Et puisque j'en parlais plus haut, Le couperet a également été très bien adapté par Costa-Gavras.
m@rtine : mystic river, mais c'est bien la seule, je suis souvent très déçue...
ij : garde a vue
Anne Laure : Les diaboliques avec Simone Signoret..
Jeanjean (Yann Le Tumelin) : Difficile, ça... Mmmmh... Je dirais Quand la ville dort de John Huston (1950) d'après le roman de William Burnett. J'aurais pu citer aussi Coup de torchon (1981) de Tavernier, d'après 1275 âmes de Jim Thompson. Et toujours d'après Jim Thompson ! (Des cliques et des cloaques), le film Série noire (1978)avec le magnifique Patrick Dewaere.
BiblioMan(u) : Encore Lehane avec "Mystic River" de Eastwood. La même ambiance, des personnages forts. Pour une fois, je ne me suis pas dit que trop de libertés avaient été prises.
marie : Mystic river
Le vent sombre : Double Indemnity de Billy Wilder d'après James M. Cain
Laurent : N'étant pas un grand cinéphile, je dirais Mystic River de C. Eastwood. J'ai lu le livre après avoir vu le film. Je les ai trouvé très proche.
Laurette : Mystic River de Dennis Lehane, on retrouve bien l'ambiance du quartier de Boston, les tensions entre les trois hommes liés par le passé. Sean Penn a mérité son oscar, mon second rôle préféré étant celui de la très belle Laura Linney qui joue sa femme, tellement forte.
éric : pour ma part j'en ai deux en mémoire à égalité : Mystic river et Romanzo criminale.
Vieuxtacot : LA Confidential
Alain Le Flohic : Mystic River de Dennis Lehane
Thierry Godefroid : Il y a de belles réussites dans le genre. Parmi les classiques, Huston adaptant Hammett (Le faucon de Malte) et Visconti James Cain (ossessione / Le facteur sonne toujours deux fois) me viennent immédiatement à l'esprit. Néanmoins, celle que je préfère est le superlatif "Hot Spot" de Dennis Hopper, splendide adaptation du chef d'oeuvre de Charles Williams "Je t'attends au tournant" avec la renversante Jennifer Connelly (oui, j'en suis amoureux). J'ai également beaucoup aimé Miami Blues de Georges Armitage, remarquablement adapté de Charles Willeford. Un peu plus rare, Le récidiviste d'Ulu Grosbard est une belle déclinaison du 1er chef d'oeuvre d'Ed Bunker, Aucune bête aussi féroce.
Quelle est la couverture qui vous a donné le plus envie de lire un roman policier ?
jo : Aucune.Trop de bonheurs de lectures, policières ou non, se cachent derrière de fades couvertures.
M : Aucun intérêt, la couverture! D'ailleurs le total black ou le jaune serin uniforme de certaines collections le montre bien.
Natacha : Bigre ! je fais peu attention aux couvertures, d'autant que pendant longtemps la Série Noire, par exemple, n'avait plus d'illustration. Coup de chapeau à Rivages Noir dans son ensemble.
Jean-Marc Laherrère : Il y en a qui me donnent envie de NE PAS LIRE. Je n'en vois pas qui m'aient donné envie de lire.
Garp : Il y en a plein. Le plus récent étant Train perdu wagon mort, de JB Pouy.
Paul Maugendre : Les couvertures de Gourdon dans lacollection Spécial police du Fleuve Noir.
rberano : Les couvertures de Giovanni Benvenuti pour la collection La Chouette, mais c'est bien vieux tout ça. voir mon site http://unmystere.free.fr Il y a quelque temps j'ai acheté un rom.pol. uniquement pour la couverture de Clayes, un romn nul de chez nul ! Mais je l'ai gardé uniquement pour la cover.
fahim : N'importe quelle couverture des polars de J.H.Chase,où se découvre généralement son héroïne principale!
Harfang : Je n'y fais pas attention et heureusement...
Steph Hermann : Millenium de Stieg Larson
alex : 1275 âmes (mais c'est plus le titre que la couv)
martine s : n'importe quelle série oire (à l'ancienne)
mazel : "le pendule de Foucault" d'Umberto Eco
Catherine : Je ne sais pas... Par contre, un roman que je n'ai pas lu et que j'ai envie de lire car la couverture me plaît, c'est Le prédicateur / Camilla Läckberg (rouge et noir, image à la fois enfantine et gothique, brrr !)
Mézigus : un san antonio sans doute
Mikado : Les premières couvertures de la collection Rivages et les Ellroy, en particulier
Clément : Le dernier Jo Nesbo, "chasseur de têtes" dans la série noire.
Naolou : Sans hésiter, les couvertures de la trilogie "Millénium". Toutes les couvertures de chez Actes Noirs me tentent systématiquement depuis, d'ailleurs !
BAOBEI : Le Dalhia noir. ELLROY.
Fanch : Toutes celles de la Série Noire grand format
martine lepaire : poison vert de nottret
Delphine Cingal : Sûrement les vieilles couvertures des Christie avec plein de détails intrigants.
Guillaume : Merci pour cet excellent site, la mine de référence. Jean-Paul II était-il déjà Jean-Paul II en 1972 ;) ?
kitali7 : C'est la quatrieme de couverture que je regarde
maxal : Le château d'Yf de Daniel Walther (Polar a contrario). Terrible, le Bien et le Mal chez des riches. A ne pas mettre dans toutes les mains.
Serge Breton : Celles de Rivages-Noir en général, de vraie réussites qui ont, à mon sens, beaucoup contribué au succées de la collection.
alain : Pas celles du Fleuve Noir par exemple! Le Masque est sobre.
Hannibal le lecteur : Question bien difficile encore une fois. Je me souviens avoir trouvé la couverture de Marketing Viral de Marin Ledun fort réussie mais ce n'est pas elle qui m'a donné envie de le lire (je ne fonctionne pas à la couverture pour mes choix de lecture). Les couvertures du Diable Vauvert sont très travaillées. J'apprécie également souvent les couvertures de la Série Noire, des Masque grand format, des Rivages (Noir ou Thriller), de Métailié/Noir, et en plus sobre celles de Gallmeister et Zulma.
m@rtine : la sobriété de la série noire avec des chefs d'oeuvres à l'intérieur! (mais couvertures peu engageantes et pourtant très bons polars,les staalesen de Gaia) mieux vaut une bonne quatrième de couv.
ij : millenium
Anne Laure : et bien c'est difficile , il y a un telle variete de style d'edition , recemment Lire Garnier chez Zulma c'est comme achete un écrin, Haka Folio de Cary Ferey m a attiré, ses célébres tatouages laissaient présager une enquete exotique, j ai un affection toute particuliere pour 10/18 et les enquetes du Juge Ti , j etais jeune je me baladais toujours avec un petit Van gulick dans mon sac en lecture et tout le monde etait intrigue curieux en regardant la couverture mais qu est ce que c'est raconte nous .... un qui fait peur a tout le monde "ad vitam aeternam" de Jonquet.... il faut toujours que je désamorce l'angoisse quand je le passe à quelqu un . j 'essaie de ne pas trop le laisser trainer a la maison , j ai peur que Flora nous fasse des cauchmards (3 ans 1/2 )
Jeanjean (Yann Le Tumelin) : Pas une en particulier, si ce n'est, hors polar - quoique - celle de Mon chien stupide de John Fante. Réédition 10/18, 1999. Où l'on voit une station-service et une femme, cambrée, en train de faire le plein de son coupé. Photo N&B sur fond noir, avec ce titre énigmatique. Quand je suis tombé dessus un jour en librairie, je n'avais jamais entendu parler de Fante. J'ai embarqué le livre sans réfléchir et l'ai dévoré illico. Le lendemain, je revenais acheter tous les Fante disponibles ! Sinon, je pense aux couvertures de la (défunte) collection Soul Fiction de L'Olivier, dans laquelle ont été publiés Iceberg Slim, Clarence Cooper, Pelecanos... Du dernier, j'ai en souvenir la couverture de Blanc comme neige, où l'on voit de dos et en gros plan le crâne d'un Noir ; en arrière plan, de part et d'autre, deux flics. On comprend qu'il s'agit d'un interrogatoire et on se dit qu'on n'aimerait pas être à la place du type. Une photo, N&B toujours, du grand photojournaliste James Natchwey. Une image très forte et parfaitement composée.
BiblioMan(u) : Alors là... dernièrement, même si je ne l'ai pas lu, j'ai beaucoup apprécié la couverture du dernier Pelot : "Les promeneuses sur le bord du chemin". En lecture sous peu.
Le vent sombre : Les couvertures de la Série Noire parce que le meilleur à attendre d'un polar est toujours à l'intérieur...
Laurent : Bonne question. Aucun. Je m'intéresse surtout au titre.
Laurette : Tous les rivages/noir! La plus belle collection de poche, avec ses stries genre image de télé mal réglée. En grand format la collection Actes Noir (d'où vient Millenium) est remarquable dans le sens où les livres sont vraiment des objets imposants, mais l'illustration choisie dans le cadre central n'est pas toujours attirante. Enfin la collection de romans policiers de Gallmeister me donne envie de tous les acheter, beaux livres noirs avec rappel de la photo en noir et blanc sur l'intérieur de la couverture, beau papier, et l'appartenance à un éditeur spécialisé dans les Nature Writing en font de petits bijoux.
Vieuxtacot : Méchant Garçon de Jack Vance chez Neo
Alain Le Flohic : J'aime les couvertures de Rivages..
Thierry Godefroid : Je ne pourrai pas répondre à cette question strictement car je ne me fie jamais à une couverture pour lire un bouquin. Par contre, je me rappelle avoir beaucoup apprécié certaines couvertures a posteriori, pour l'évocation très forte et très pertinente du texte qu'elles emballent. Je pense à plusieurs titres de la Noire (lorsque la collection est devenue illustrée), tous de grandes réussites par ailleurs : L'évadé de Scott Philips, Carmen d'Alan Watt, Fay de Larry Brown, Le sabot du diable de Kem Nunn. La couverture de Train de Pete Dexter (L'Olivier) est également très forte.
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