Trois férus de littérature, un journaliste colombien vivant à Paris, un professeur de littérature péruvien, écrivain raté et frustré, et un sinologue en pantoufle allemand se retrouvent par hasard ensemble à Pékin, à la recherche d’un mystérieux manuscrit. Comme un certain nombre de sociétés secrètes chinoises le recherchent aussi, il y a du sport. Et nos trois héros, bien malgré eux, courent sans rien comprendre, mais non sans s’émerveiller d’un bout à l’autre de la ville. C’est donc une vision, de touriste, les yeux écarquillé, que nous offre Gamboa : « A Pékin, tout paraît grand. Et ce qui n’est pas grand est minuscule ; elles sont petites, les hutongs, ces ruelles enchevêtrées des vieux quartiers, qui serpentent entre les maisons en brique grise et les toits des pagodes ; petites, très fines, sont les tailles des jeunes Chinoises, enveloppées dans des vêtements pudiques, petits sont les commerces et les maisons, du moins par l’image qu’on en reçoit de l’extérieur, contraste brutal avec les édifices publics, les palais du pouvoir, les places et les parcs ».
Santiago Gamboa, Les captifs du lys blanc (Los impostores, 2002), Métailié 2002.