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Quai des désespoirs
5.5 € Délai de livraison : 8/10 jours
Roger Martin
éd. du Seuil, 2001. 216 p. ; couv. ill. en coul., 18 cm. (L’agence du dernier recours.) (Points ; 911). ISBN : 9782020349079.
Tag(s) : Littérature francophone - Points. Policier - Roman policier
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Héléna Rénal reprend une affaire qu’elle avait d’abord dédaignée, quand Mircea Stanku est retrouvé mort dans d’étranges conditions. Elle doit impérativement remonter la filière roumaine. Son chemin la conduit à Paris où, dans la peau d’une prétendue candidate au départ, elle entre en contact avec les premiers intermédiaires d’une organisation tentaculaire. Embarquée pour Le Havre dans un camion-citerne, elle commence un long voyage, faisant l’expérience réelle d’une clandestine victime de toutes les escroqueries.





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1 chronique

  • Quai des désespoirs

    17 janvier 2007 22:30
    par Q.Q. Lapra ( 1 chronique )

    Le Havre, lieu de tous les démantèlements vit une période de transition difficile. Ville à la tradition ouvrière forte, elle se transforme lentement sous le joug du système économique actuel. C’est aussi l’endroit de tous les trafics. En particulier celui de la chair humaine...

    L’histoire commence par un massacre. Parce qu’ils ne devaient pas être où ils étaient, des immigrés clandestins roumains, témoins d’un transport routier plus qu’illicite sont massacrés à la batte de base-ball dans un hangar désaffecté.

    Un autre roumain, Virgil Stanku est accusé par la police locale d’avoir tué ses congénères au cours d’une rixe. Mais son frère, Mircea, venu spécialement de Roumanie pour enquêter et disculper son frère, soupçonne un trafic de clandestins qui aurait mal tourné. Il contacte Helena Renal, directrice et enquêtrice à " l’agence du dernier recours ". Celle-ci ne le prend pas au sérieux.

    Quelques semaines plus tard on retrouve le cadavre de Mircea, noyé dans l’un des bassins du terminal de l’Atlantique au Havre. Prise de remords, nantie des dernières notes du frère roumain, Helena décide de reprendre l’affaire. Son enquête difficile la conduira de l’église Sainte Sophie à Paris, lieu où se rassemble les candidats au départ vers le Canada, au Havre dans un camion citerne trafiqué où, se faisant passer pour un allemande, elle voyagera en compagnie de clandestins roumains.

    Au Havre, dénoncée par un appel anonyme, les clandestins seront arrêtés par la police. Yvelise Bernard, lieutenant de police en charge de l’enquête aidera Helena qui se fera épauler par son ami Jean Carmona, lieutenant de police à Avignon afin de démêler l’écheveau complexe de l’affaire Stanku. Helena remontera donc la filière roumaine qui, comme une pieuvre s’intègre parfaitement dans la réalité politique du Havre actuel, symbole de toutes les corruptions. On retrouvera pêle-mêle une société de protection aux ordres du patronat, quelques skinheads en mal d’absolu ethnique, d’anciens membres de la Securitate roumaine, des disciples d’Antonescu (le conducator)... Difficile de retrouver ses petits dans ce panier de crabes. D’autant qu’un trafic peut en cacher un autre... Commentaires : Utilisant les moyens du journalisme-fiction, Roger Martin dresse, dans ce roman, un portrait sombre d’une ville victime de notre système économique actuel. Ses héros ne sont que les témoins, bien souvent impuissants, d’un monde qui se dissous dans " l’ordre mondial ".

    Citation : " Stanku était de sa race, celle des victimes, et elle n’avait pas su l’écouter... "

    Particularité : Héléna Rénal, di rectrice de " l’agence du dernier recours " a passé 20 ans en prison pour un meurtre qu’elle n’a pas commis. Innocentée et réhabilité, elle a choisi de défendre ce qui sont pour elle des " causes perdues ". Elle garde, de son séjour sous les verrous les cicatrices affectives et relationnelles qui font à la fois sa faiblesse et sa force.

    Mots clés : Le Havre ; Immigration Clandestine ; Securitate ; Chantiers navals ; Parti National Breton ; FURB.

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