Varg Veum n’est pas vraiment surchargé de boulot. C’est peut-être pour cela qu’il accepte celui que lui propose Roar, 10 ans, son plus jeune client depuis qu’il a ouvert son agence de privé : Une bande d’affreux lui a volé son vélo, et il ne veut pas que sa mère aille le récupérer, la précédente qui y est allé a été humiliée par les jeunes. Alors Varg monte sur son cheval blanc, et récupère le vélo. Il y gagne l’admiration du gamin, et un très beau sourire de Wenche, la maman. Deux jours plus tard, elle l’appelle, la bande a cette fois enlevé Roar. Varg réussit une nouvelle fois sa mission, mais de façon plus violente cette fois, la bande de Joker l’attendant de pied ferme. Les choses se gâtent définitivement quand l’ex mari est assassiné à coups de couteau dans l’entrée de l’appartement de Wenche, et que Varg la trouve, le couteau à la main. La police arrête la jeune femme, et Varg, convaincu qu’elle est innocente comme elle le clame, entreprend d’enquêter pour comprendre ce qu’il s’est passé.
Ceci est la deuxième enquête de Varg Veum. J’avais trouvé la première agréable mais classique, celle là est d’un tout autre niveau. Le personnage a pris de l’épaisseur, les descriptions de la nature autour de Bergen sont magnifiques, et surtout les relations entre hommes et femmes y sont rendues avec une grande humanité dans toute leur complexité. Une belle réflexion sur l’amour, la fidélité, l’érosion des sentiments, et également sur les conséquences sur les enfants. Staalesen nous livre également un tableau sans concession, mais non sans humour, de la déshumanisation des grands ensemble. Varg Veum est un humaniste, qui comprend même ceux qui le passent à tabac, mais ne supporte pas la bêtise et l’arrogance, un bien sympathique personnage en somme, que l’on sera content de retrouver.
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