Bibliosurf.com : derrière l'écran, il y a un libraire Newsletters Twitter Facebook RSS RSS
ACCUEIL
NOUVEAUTÉS
guide
GUIDES
INTERVIEWS
LECTURES
SUR LE WEB
CONSEILS
NUMERIQUES
Merci d'acheter vos livres sur bibliosurf
Six pieds sous les vivants Versus Anaisthêsia Versus Aime-moi, Casanova

Rencontre virtuelle d’Antoine Chainas

avec les internautes
Mise en ligne le Février 2008 | 1691 visites envoyer l'article par mail title= envoyer par mail à un ami

Antoine Chainas est un nouvel auteur de la Série noire qui émerge après seulement deux romans. Nous avons demandé aux internautes de lui poser directement des questions.


Bernard Land : Le monde vous paraît-il aussi sombre que vous le décrivez dans Versus ?

Bonjour Bernard. Je vous répondrai en citant Craig Davidson (je vous conseille au passage son excellent recueil de nouvelles : Un Goût de Rouille et d’Os) :
Le monde est un bien meilleur endroit pour ceux qui croient. Ceci pour vous dire que je reste convaincu qu’il est nécessaire de penser que le monde n’est pas aussi sombre que dans Versus. Ce monde est celui de Nazutti, d’Andreotti et de Rose. Il est ce qu’ils en font. Il reste possible pour d’autres d’en faire quelque chose de meilleur. En croyant, justement. Dieu, argent, ambition, altruisme, syndicalisme, marques, nomenclatures, célébrité, anonymat, famille, amis, magie, qu’importe... Se raccrocher, prendre, donner, construire, rester debout, sourire, respirer, vivre... Sans oublier que pour certains, il est déjà trop tard.

Cyrille Mousset : Nazutti étiquette tout le monde, mais lui, dans quelle catégorie d’être humain s’identifie-t-il ?

Bonjour Cyrille. Pour répondre à votre première question, je vous dirai probablement que Nazutti ne se situe justement dans aucune catégorie. Ou plutôt la dernière qui vaille, la seule qui reste quand tout se barre à vau-l’eau. Au-dessus, en dessous, mais surtout pas au milieu. A moins que justement, petit à petit, il ne se rapproche de ce qu’il déteste le plus.

C.M : Est-ce que la brigade des mineurs pour laquelle votre personnage Nazutti se voue entièrement serait un exutoire à toute la haine qu’il a envers ses semblables ?

En partie peut-être, mais aussi et surtout un moyen d’entretenir une certaine forme de folie, un moyen de se prouver qu’il a encore raison, un moyen de continuer à croire (cf : réponse à Bernard Land), un moyen de survie.

C.M : Peut-on considérer Nazutti comme un "forcené" ? Et si oui, est-ce à cause du climat social très noir évoqué dans votre roman ?

Une fois encore, Nazutti interagit avec son environnement : il en est à la fois le moteur et l’esclave. Ils forment un tout puisque justement, "le climat social très noir" participe de sa propre vision biaisée. Il n’est pas une donnée objective. Cependant, je lis dans le Larousse que le forcené est "un individu qui n’a plus le contrôle de soi"... Nazutti, au contraire, se situe dans le registre du contrôle, de la manipulation, d’une certaine intégrité... Fussent-ils illusoires.

C.M : D’après vous, qu’est-ce qui pourrait faire plaisir votre héros ? Y aurait-il quelque chose, aussi insignifiant soit-elle, qui lui ferait aimer les gens ?

Qu’est-ce qui pourrait faire plaisir à mon héros ? Sans doute que nous crevions tous dans d’atroces souffrances... Ne serait-ce que pour lui prouver une fois encore qu’il a raison. Il n’est point question ici d’amour. Nazutti a dépassé ce stade. Comme il a probablement dépassé le stade de la rédemption, celui du rachat ou de la résilience. Nazutti est persuadé - à juste titre peut-être, au lecteur d’en juger - que "cette chose, aussi insignifiante soit-elle, qui lui ferait aimer les gens", sera justement celle qui le tuera, qui lui ôtera sa raison d’être. C’est la haine qui le fait tenir et justifie sa présence, pas l’amour. Même, si, un bref instant, il tente une dernière fois de s’y raccrocher, il y a trop longtemps qu’il n’a plus les outils pour.

Béatrice M : Quelle est la part du documentaire et celle du fantasme dans cette mise en scène des pratiques sexuelles déviantes ?

Bonjour Béatrice. En ce qui concerne les pratiques sexuelles déviantes, je ne sais pas si je vous rassure ou vous inquiète, mais je suis resté encore largement en dessous de la réalité. J’ai "édulcoré" certains passage... Le but n’était pas de s’appesantir sur les détails ou de faire acte de complaisance... Si je l’ai fait par endroit, c’était uniquement (dans mon esprit du moins) pour servir l’histoire, lui donner son "ampleur claustrophobique"... Alors, documentaire, oui. Mais pas totalement. Il ne s’agissait pas d’un exposé exhaustif, mais d’un ressort dramatique au service d’une fiction.

B.M : Eprouvez-vous du plaisir à raconter de telles histoires ?

Du plaisir, non. Une nécessité interne, indubitablement. Le reste appartient aux lecteurs éventuels.

Julien Camuset : On a le sentiment que vous en faites trop dans la noirceur des personnages et l’exotisme des situations. Qu’en pensez-vous ?

Bonjour Julien. Votre question rejoint un peu la précédente. Je vous répondrai alors que "la noirceur des personnages et l’exotisme des situation" sont encore en dessous de ce qui était possible. Ainsi, certains passages ont été allégés pour éviter de blesser certaines personnes ou communautés, d’autres ont été carrément supprimés simplement parce qu’ils ne servaient pas à proprement parler l’histoire. Le "trop" que vous employez reste bien entendu une question d’appréciation et je comprends parfaitement que certains lecteurs puissent y songer. Mais je n’ai pas cette impression. J’ai même le sentiment d’avoir parfois - et à dessein - "levé le pied".

J.C : Vos choix d’intrigues ne reflètent pas une position politique réelle. Qu’en dites-vous ?

Je ferai référence, en réponse, à une déclaration que mon éditeur a faite dans une interview accordée à l’Humanité et qui reflète, je pense, assez bien ma position et celle d’autres écrivains du même "sérail" : Il n’y a pas de position politique, non, mais une position politisée. Le roman noir, le polar, restent un alibi, comme ça a souvent été le cas, pour dire "quelque chose de plus" qu’une histoire. Quelque chose sur la société, sur les rapports entre les hommes et aussi pour dévoiler, peut-être, ce qui n’est pas dévoilé (ou en tout cas pas de cette manière) ailleurs.

J.C : Avez-vous travaillé dans la police ?

Non, je n’ai pas travaillé dans la police. Pour dire ça poliment, je ne nourris sans doute pas assez d’illusion pour me lancer dans une telle entreprise. Ceci dit, j’ai travaillé un moment pour l’armée et je côtoie des flics (PJ et Gendarmes). Une fois encore, illusions, croyances sont nécessaires à certaines corporations (et je ne parle pas là uniquement du corps judiciaire ou d’idéalisme). Mais lorsqu’elles disparaissent, si elles disparaissent, le deuil est très douloureux. Et cette douleur, parfois, peut mener à une certaine forme de folie.

Olivier Bo : "Comment" est né Nazutti ?

Bonjour Olivier. Pour prolonger la réflexion ci-dessus, Nazutti est né de la fréquentation de certains personnes - pas nécessairement des flics d’ailleurs - et de mon regard sur elles. Et il est surtout né de mon imagination, même s’il n’y avait pas besoin, parfois de pousser l’extrapolation très loin.

O.B : Avez-vous de bonnes relations avec la mairie de Nice ?

C’est une question que l’on me pose souvent et vous avez raison de me la soumettre. Je n’ai pas à proprement parler de "relations" avec la mairie de Nice (bonnes ou mauvaises), puisque je ne vis pas à Nice, mais dans l’arrière-pays... La ville où se situe l’action pourrait cependant être Nice, mais aussi Cannes, ou Saint-Laurent, ou Menton... Les enclaves touristiques se ressemblent toutes un peu. Pour le reste, je ne peux me prononcer plus avant. Mon livre est une oeuvre de fiction, un roman, un truc un peu barje. Toute ressemblance avec des évènements ou des personnes etc...

Bernt : Nazutti est un dur à cuire. De quelles lectures a-t-il hérité ?

Bonjour Bernt. Bonne question. Nazutti ne lit pas. Ou alors simplement les compte-rendus d’autopsie et les bulletins officiels. Mais s’il lisait, il lirait probablement des auteurs frapadingues comme Jim Thompson ou Bukowski, des couillus comme Harry Crews ou Joel Houssin, des écorchés vifs tels que Selby et Fante, des provocateurs comme Palahniuk, des désespérés comme Di Rollo... Il compluserait des ouvrages à la marge : les travaux de Jared Diamond, de Bourseiller, de Lotringer. Ceux de Jean-Luc Hennig, de Dubner ou de Salmon... Mais une fois encore, Nazutti ne lit pas !

A.P : Il y a des polars où c’est la ville qui est le personnage principal. Dans votre roman, Nazutti écrase - efface ? - celle-ci de tout son poids. Comment avez-vous construit cette intrigue ?

Bonjour monsieur ou madame A.P : Vous l’aurez remarqué, Nazutti n’écrase pas que sa propre ville, il écrase aussi les autres personnages, il écrase l’histoire, il piétine tout. Détruit, fait des miettes et crache dessus. C’est sa force et - peut-être - sa faille. Je pense cependant que la ville est un personnage à part entière dans Versus. Mais c’est la ville de Nazutti, celle qui résulte de son chaos interne, celle qui suinte de son esprit malade... L’intrigue a été construite en partie à partir de ce postulat. Le reste fut relativement simple puisque logique, implacablement logique, tortueusement logique.. Difficile de faire autrement avec ce personnage, ce type qui prend tout, y compris les autres protagonistes, y compris la diégèse. Ce type qui mâche et recrache sans rien avaler. Ce type dont l’ombre immense, menaçante, envahissante, éclipse (dans l’esprit de certains lecteurs, me semble-t-il), phagocyte ou kontamine - avec un k pour les intimes - tout.

Mac Guffin Premium : Comment faites-vous pour changer d’univers d’écriture en fonction des lieux et des personnages ? Vous immergez-vous entièrement dans celui d’Andreotti pour revenir ensuite vers celui de Nazutti et ainsi de suite, ou bien tout cela se fait-il de manière naturelle et vous passez ainsi d’un univers à l’autre au fur et à mesure de l’écriture ?

Bonjour Mac Guffin Premium (quel étrange pseudo...). Intéressante question. Je ne change pas réellement d’univers d’écriture en fonction des personnages, ce sont eux qui me dictent ce qui leur appartient et ce qui ne peut être à eux. Je m’adapte à leur psyché autant qu’ils s’adaptent à la mienne. Bien sûr, certains personnages (tels Nazutti) sont plus difficiles à "dompter" que d’autres. Cependant, j’essaye de rester ferme autant que je le peux.

M.G.P : Pouvez-vous déjà nous parler de votre prochain roman ?

Je n’ai malheureusement pas la possibilité de vous donner beaucoup d’informations sur le sujet étant donné que, comme on dit dans les milieux autorisés, "rien n’est signé". Sachez simplement qu’il est terminé. Qu’il est entre les mains de l’éditeur. Et qu’il mènera probablement le futur lecteur en des lieux inconnus de moi et de lui. Nul Versus II et autre Suite du Retour du Fils de Versus à attendre, donc...

QQ Lapra : Dans "Mort à Venise", Thomas Mann écrit : "L’abîme, nous le renierions volontiers pour nous rendre digne. Mais où que nous nous tournions, il nous attire. C’est ainsi que nous adjourons la connaissance dissolvante, car la connaissance, Phaidros, n’est ni digne ni sévère : elle sait, elle comprend, elle pardonne, elle n’a ni rigidité ni forme : elle est en sympathie avec l’abîme, elle est l’abîme." Qu’en dit l’auteur de Versus ?

Bonjour QQ. Lapra (belle référence, soit dit en passant). Je pense qu’il y a un passage de Versus qui - toutes proportions gardées - fait écho à la pensée de Thomas Mann. Je vous le rappelle : Rose, la journaliste, parle du système bayesien d’analyse des probabilités et elle dit en substance : il était alors possible de voir le monde entier à travers ce prisme en incluant même dans cette perspective l’éventualité qu’il existât une infinité de prismes. Le révérent Bayes était-il plus proche de la réalité que quiconque ne l’a jamais été ou s’en était-il définitivement coupé ?

Voilà : la connaissance est l’arme et la faiblesse, la pointe et la cuirasse. L’abîme qui l’accompagne a la blancheur de l’ilinx (du vertige). Son éclat peut fasciner, désorienter et, in fine, exterminer. Il n’y a aucun réconfort à attendre de la "connaissance dissolvante". Mais, j’y reviens toujours, la croyance est importante.

QQ.L : Quantum Doloris de la haine ? Nazutti, aux accents Celiniens serait-il un de ces nombreux anges déchus ?

Bonne question. Céline a souvent été évoqué au sujet du livre (à tort ? à raison ? compliment ? critique ?). Mais que ce soit chez lui ou chez moi, malgré nos différences notables, je ne vois nul ange déchu. Juste des hommes, avec leur rage, leur haine inextinguible, leur condition puante... Des hommes qui tournent, à moitié fou, la bave aux lèvres avant de disparaître, désintégrés par leur propre chaos confronté à celui du monde.

QQ.L : Nazutti fait parfois penser à un clône de Dirty Harry et Bud White. C’est rare de rencontrer un personnage qui manie aussi bien la violence et le langage. Comment jongle-t-on avec ce fantasme ?

Dirty Harry ou Bud White ? Oui, peut-être pour le côté ultra-réactionnaire et la franchise énergique de certains passages... Mais violence et maniement de la langue ne sont pas toujours incompatibles, et une certaine culture n’est nullement garantie de jugement serein ou de réaction mesurée. Croyez-moi, il ne s’agit pas forcément d’un fantasme, même si la réalité, parfois, a du mal à s’accommoder d’idées reçues bien légitimes.

QQ.L : Que penser de ce "presque" oxymoron : "organiser le chaos" ?

Votre quatrième question prolonge très bien la première. Et effectivement, "organiser le chaos" est "presque" un oxymoron... Tout est dans le presque, puisque, comme vous le savez, il n’est pas de système plus organisé (et plus complexe) que le chaos, ce que la mécanique des fluides... - ou une bonne histoire de fiction - peuvent assez bien démontrer.

QQ.L : Où est le temple de Nazutti ?

Le temple de Nazutti ? Eh bien je dirai qu’il se situe probablement six pieds sous terre, là où plus aucune lumière, jamais, ne filtre.

Jean-Marc Laherrère : Comment avez-vous pu vivre avec Nazutti pendant l’écriture du roman ? Vit-il encore en vous ? Est-ce facile à vivre ?

Bonjour Jean-Marc. En fait, je n’ai pas réellement "vécu" avec Nazutti. Tout d’abord parce qu’il y a trois personnages principaux dans le livre, ce qui a permis d’aérer (tout est relatif) ma relation avec le premier. Ensuite parce que, pendant toute la rédaction, je me suis ingénié à tenir à distance le molosse. Ce fut un peu comme un combat de boxe, même si je ne suis toujours pas sûr de savoir qui a gagné. Et enfin, oui, Nazutti vit toujours. Il est en veille, quelque part, dans mon cerveau torturé. Et je sais qu’il pourrait être facile et tentant de le faire revenir d’entre les morts. Seulement, lui et moi en avons-nous vraiment envie ?

J.M.L : Avez-vous eu du mal à faire accepter un personnage et un roman aussi extrêmes à votre éditeur ?

Non, pas du tout. En fait, c’était plutôt moi qui doutais - comme je doute toujours à la fin d’un roman - face à la violence de mes propres écrits. Mais Aurélien Masson, mon éditeur, a su trouver les mots dès qu’il a reçu le manuscrit. Il s’est révélé très enthousiaste. Je pense que nous sommes au même diapason. C’est un homme au regard très sûr, qui sait parfaitement ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas. Et une fois qu’il est engagé, il donne sans compter. Dès le début, il m’a encouragé : ce qui n’avait rien dévident étant donné la teneur des ouvrages. J’en profite donc pour saluer ici, sans flagornerie aucune, son grand courage et la mission de "défricheur" dont il s’acquitte avec une rare intégrité. Surtout, il a permis au premier comme au second roman, de réellement trouver leur cohésion sans pour autant brider "l’élan créatif", ce qui est très important pour moi. Pour avoir brièvement collaboré avec une ou deux maisons d’éditions, je suis bien conscient de bénéficier au sein de la Série Noire et en particulier avec mon éditeur d’un degré de liberté inestimable.

J.M.L : D’où vous est venu ce personnage ?

Bonne question. Pour revenir à ce que j’ai dit précédemment à Olivier Bo, il est venu en partie de la fréquentation de certaines personnes - qui ne travaillent d’ailleurs pas nécessairement dans la police. Le reste est affaire de mise en scène, de dramaturgie... A l’intérieur de cette diégèse, le personnage de Nazutti a pris son essor radical et a fini de s’imposer de manière presque autonome.

J.M.L : Vous ne citez jamais le nom de la ville où se déroule le roman, on devine que c’est du côté de Nice ou de Cannes. Je suppose que c’est voulu. Mais pourquoi ?

Peut-être simplement parce que c’est là que je suis né, que j’ai été élevé et que je vis. Mais plus sûrement parce qu’il n’existe, à mon sens, que très peu d’endroits qui marient aussi bien répulsion et attrait, beauté et laideur incommensurable, douceur et violence, asepsie et misère noire, industrie et artisanat, vulgarité et bon goût, calme apparent et ébullition sourde. Ce sont ces dichotomies, ces paradoxes qui m’intéressent. Dans cette région - comme toutes les enclaves qui ne (sur)vivent que par et pour le tourisme - tout est fait pour ressembler à une carte postale. Mais quand on la connaît assez, quand on sait décoder ce qui se joue en sous-main, quand on retourne la carte postale, ce qu’on lit derrière peut parfois donner des choses comme Versus.

Bernt : Il y a une rumeur qui commence à courir qui dit que vous seriez plus vieux que la photo publiée sur le site et qu’en fait Antoine Chainas serait un pseudo qui cacherait le retour d’un certain Maurice G. Dantec à la Série Noire. Dites-nous la vérité sur vous ?

Re-bonjour, Bernt. Oui, j’avoue tout. La supercherie est découverte. Alors, venez tous acheter mon livre en vous souvenant du bon vieux temps, quand je faisais exploser les codes du polar et qu’on me prêtait un destin de génie. Non, plus sérieusement, c’est bien ma tête qui est sur la photo. Mon visage ne cache ni Dantec, ni David Peace, ni Palahniuk, ni James Ellroy, ni Harry Crews, ni même Céline. Il ne cache que moi et je crois que c’est déjà bien suffisant.

Merci à tous ceux et celles qui ont été assez curieux pour venir me poser des questions. A bientôt.
Antoine Chainas.


Bibliosurf.com 9 rue Eugène Gibez 75015 Paris. Tel 09 61 25 97 52. contact