Bernard Ozimi est un cinéaste iconoclaste. Spécialisé dans un genre bien précis : Le porno-potager et adepte (unique, on l’espère) d’un style qu’il nomme EXMEL qui nie toute linéarité du récit. Le tournage de son dernier film « Pizza sur la touffe » sera émaillé de quelques péripéties : l’assassinat d’un procédurier représentant le puissant lobby des protecteurs des légumes, des problèmes financiers et la rencontre avec un jardinier, malheureux gagnant du gros lot du loto, lui permettant de terminer, envers et contre tous, un film culte qui le rendra célèbre, avant de finir en prison, arrêté par un lieutenant de police colombophile (fan de Colombo) accablé par sa propre défaillance sexuelle…
A l’énoncé du thème, on devine immédiatement que l’on est dans un roman de Mizio (celui qui garde la santé par les plantes). C’est cocasse, burlesque. On y jongle constamment avec le surréalisme. Et c’est surtout très marrant pour qui aime le cinoche (y compris les navets, of course).
D’autant que, respectant la pensée de Ozimi, notre auteur nous conte l’histoire par petites scénettes, elles-mêmes savamment mélangées, chronologiquement éparpillées afin de rejoindre le fameux concept non-linéaire du fascinant réalisateur obsédé par les pizzas, les symboles phalliques végétaux et les filles plantureuses.
A ne pas rater, la description du dernier plan du film, sorte d’Apocalypse Now dans un champ de concombres.
Le genre de petit opuscule donc, que l’on ne peut que recommander pour égayer nos soirées avant qu’elles ne deviennent trop : Travail, Famille, Patrie (c’est un peu dans l’air du temps).
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