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Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme
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Cormac McCarthy
Traduit de l’américain par François Hirsch, ed. de l’Olivier, 2007 292 pp., ISBN : 2879295106
Tag(s) : Littérature nord américaine - Roman noir
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Un matin, à la frontière du Texas et du Mexique, un homme tombe par hasard sur les traces d’un carnage : des cadavres, un agonisant, des armes, de l’héroïne, et plus de deux millions de dollars en liquide. L’auteur de cette macabre découverte se nomme Llewelyn Moss. En empochant l’argent, il sait qu’il se met en danger. Mais il ignore la nature exacte des puissances qu’il a réveillées. Elles prennent la forme d’une horde sauvage composée d’hommes de sac et de corde, d’un ancien officier des Forces spéciales, et surtout d’un tueur travaillant pour son propre compte, et dont il ne doit attendre aucune miséricorde. Face à ces envoyés du chaos, Moss et sa jeune femme paraissent bien vulnérables, et les "forces de l’ordre" bien incapables de les protéger. Commence alors une folle cavale à travers des paysages lunaires et des villes-fantômes, monde nocturne que vient seulement troubler le fracas des armes automatiques. Après sept ans de silence, Cormac McCarthy est de retour avec cet extraordinaire roman noir qui, tout en plongeant ses racines dans le terreau le plus archaïque, décrit d’une manière incroyablement moderne la guerre qu’une société se livre à elle-même.





rien La presse en parle

3 chroniques

  • Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme

    17 février 2007 13:14
    par BS ( 22 chroniques )
    La scène d’ouverture est d’une grande maitrise. L’écriture sèche et très coordonnée est aussi remarquable. Par contre, l’ensemble m’a un peu déçu. Gardant un grand souvenir de Suttree, j’ai trouvé ce récit trop mécanique, manquant de souffle. Un peu abstrait.

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  • Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme

    9 juin 2007 13:58
    par rotko ( 5 chroniques )

    Au départ on suit parfaitement l’intrigue divisée en trois fils indépendants : Un chasseur par hasard s’approprie l’argent de trafiquants de drogue et veut tout garder, un tueur qui s’échappe d’un poste de police, un sheriff. Puis ces fils se rejoignent dans une poursuite haletante. C’est vrai qu’on est accroché.

    On suit les actions de personnages dans tous leurs détails.Par contre pas moyen de connaître leurs intentions, tout est vu de l’extérieur.

    Comme l’auteur évite le plus possible de nommer ses personnages, utilisant toujours « il Â», on a parfois du mal à identifier celui dont on parle ou qui parle.

    Quant aux dialogues, ils sont bâtis sur le même modèle, qu’il s’agisse du chasseur parlant à son épouse ou du sheriff conversant avec un collègue, ou d’un automobiliste avec une autostoppeuse : des répliques brèves, des phrases allusives, et la répétition des questions.

    J’ai donc lu 250 pages du livre (sur 300), mais quand ils sont tous morts et que je suis resté seul avec sans doute le shérif que je n’ai pas reconnu, je me suis dit : « t’as eu ta dose d’émotions et d’odeur de poudre, descends parce que tu commences à perdre pied ! Â»

    Le film des frères Coen, avec Tommy Lee Jones, Woody Harrelson et Javier Bardem, est, paraît-il, de première qualité.

    Voir en ligne : bien accro au départ, je decroche sur la fin

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  • Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme

    3 janvier 2008 07:15
    par Cuné ( 47 chroniques )

    C’est l’histoire d’un gars qui tombe par hasard sur le reste d’une exécution, avec un blessé agonisant parmi de nombreux corps, et qui se taille avec une mallette remplie d’argent. Dans la nuit, tourmenté, il revient sur les lieux avec de l’eau, mais le blessé est mort entre temps, et la drogue qui était dans un des coffres a disparu. Il sait qu’il doit fuir vite et loin. Alors...

    C’est un résumé plus que succinct, mais très franchement la chasse à l’homme qui pourrait sembler tenir lieu d’intrigue est plus que secondaire ; Cormac McCarthy pourrait nous raconter n’importe quelle histoire, d’ailleurs, on s’en fout, ce qu’il a de réellement remarquable c’est la capacité bluffante de nous plonger en complète intranquillité. Avec un style sec et cassant, il nous tourneboule jusqu’aux tréfonds de nous-mêmes, nous plonge dans un monde noir où la résignation pèse de toute sa saloperie de force sur nos esprits malléables.

    Ce sont pourtant les Etats-Unis dans les années 70, et il n’est pas toujours très clair pour le lecteur d’appréhender la logique des évènements, mais on tremble et on saigne avec le brave shérif en italiques, et on sait très bien, dès les premières pages, qu’on va pouvoir se brosser pour un happy end. Délicieusement dur, et du genre qui s’imprime rouge fumant dans la mémoire...

    "Il faut très peu de chose pour administrer des braves gens. Très peu. Et les gens malhonnêtes de toute façon on ne peut pas les administrer. Ou si on peut c’est la première nouvelle."

    "C’est un beau merdier, n’est-ce pas shérif ? Si c’en est pas un ça fera l’affaire jusqu’au prochain."

    "Il y a deux sortes de gens qui ne posent pas de questions. Les uns sont trop bêtes pour en poser et les autres n’en ont pas besoin."

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