Mort ou presque
Peter James
Panama
L’art de l’investigation policière consiste à ne considérer comme certain un coupable que lorsqu’il y a preuve et mobile. Et cet art s’exprime dans la capacité de l’enquêteur à définir précisément ces deux items. Peter James avec Mort ou presque, aux éditions Panama aborde la pratique de cet art sous les traits du commissaire Roy Grace, son personnage fétiche.
Tout commence comme souvent par un meurtre, celui de Katie Bishop, épouse de brian bishop, riche entrepreneur informatique de Brighton. Retrouvée morte chez elle, sur son lit, après avoir été victime de viol et portant sur la figure un masque à gaz, tout le questionnement se porte sur son entourage de par l’absence d’effraction sur la propriété. Brian Bishop passe vite de la position du mari épleuré à celle de suspect n°1. Les faits collectés par les services d’investigation du commissaire Grace ne prêche pas pour la paroisse de l’homme d’affaires. Comment Grace va-t-il passer au-delà des évidences pour mener à bien son enquête alors qu’il est lui-même déstabilisé par une nouvelle qu’il n’aurait jamais imaginé ? Un couple d’amis en voyage à Munich l’appelle pour lui dire avoir vu sa femme disparu il y a plus de 8 ans ? Comment fera-t-il la part des choses afin rester concentré sur cette enquête mais sans manquer l’opportunité de s’expliquer avec sa femme, et tout cela sans mettre aussi en péril sa relation amoureuse actuelle ?
3ème roman traduit en français de Peter James, auteur qui avait fait une entrée fracassante dans le monde du polar avec "comme une tombe", confirmée par "la mort vous va si bien", Mort ou presque suit la même veine que se prédécesseurs avec malgré tout moins de surprise. L’équipe de Roy Grace est toujours sur le qui-vive, l’auteur donne une véritable substance à son personnage ainsi qu’à son ami Glen Branson. On s’attendait à ce que la réapparition indirecte de la femme de Grace produise un effet plus fort sur la tournoure de l’ouvrage, sur l’enquête. L’idée du bloc d’investigation bien huilé déstabilisé était intéressante mais malheureusement sous-exploitée. Il n’en reste pas moins que Peter James est et reste un excellent narrateur s’appuyant sur l’articulation parfaite de la procédure policière britannique avec un suspens haletant malgré une ficelle déjà utilisée dans le polar. Mais comme on se trouve dansun roman à procédure, le lecteur cherche à savoir ce qui se trouve au bout de la ficelle. Donc à vous de chercher en vous plongeant dans Mort ou presque de Peter James aux éditions Panama.
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