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Cécile David-Weill a déjà publié quelques romans chez Grasset, dont Beguin, qui en son temps (1995) ont fait grand bruit. Elle vit entre New-York et Paris. Les Prétendants est, de loin, son roman le plus accompli, le plus ambitieux.
Ce roman a pour cadre une sublime demeure, " L’Agapanthe ", située au cap d’Antibes. Laure, la narratrice et Marie, deux sÅ“urs d’une trentaine d’années, veulent à tout prix empêcher leur père de vendre cette maison où depuis toujours elles passent leurs étés. Elles vont donc organiser un casting de riches prétendants dans l’espoir que l’un d’eux, en épousant l’une des sÅ“urs, sauve " L’Agapanthe ". Ainsi, pendant quatre week-ends du même été, vont défiler les éventuels prétendants.
C’est le point de départ d’une comédie de mÅ“urs où Cécile David-Weill décrit un milieu, la très haute bourgeoisie d’affaires, bousculé entre les anciennes élites et les nouvelles. Le trader, l’actrice, le couturier, l’aigrefin, le boute-en-train, le pique-assiette, le mondain, la canaille, se succèdent alors au rythme d’une comédie humaine tendre et acide. Des Russes s’en mêlent, on aperçoit Madonna et Pénélope Cruz, et d’autres, beaucoup d’autres, sont aisément reconnaissables sous leurs patronymes d’emprunt…
L’Agapanthe restera-t-elle dans la famille ? Quel " prétendant " l’emportera ? Cela a peu d’importance, au fond. Cécile David-Weill n’a voulu, dans ce livre, que décrire un milieu qu’elle connaît bien. On s’y divertit à chaque page. En s’instruisant, bien sûr, sur les mÅ“urs d’une classe sociale qui, finalement, n’est pas plus à l’abri qu’une autre sous les lambris dorés de ses belles villégiatures…