Dans une sorte de Paradis, à moins que ce soit l’Enfer, se côtoient
Louis XIV, Albert Einstein, Jeanne d’Arc, Napoléon, Staline, Marchais,
Hitler, Cléopâtre, La Montespan et bien d’autres célébrités
historiques, plus ou moins recommandables, plus ou moins fréquentables
ainsi que … Dan Seymour. Suite à une série de cataclysmes
l’Humanité terrienne a été rayée de la carte et cet étrange
amalgame n’est en réalité composé que des clones issus de souches
prélevées sur les corps des défunts célèbres. Ces personnages servent
de marchandises avec les autres planètes désireuses d’acquérir des
célébrités Mais les machines nées de l’imagination des hommes
quelques siècles auparavant peuvent se tromper dans les échantillons
recueillis. Ainsi Louis XIV n’est en réalité qu’Aldéric, un sujet
de Clovis, celui-là même qui a cassé le fameux vase de Soissons. Dans
ce cas ces clones n’ont aucune valeur et lorsque l’erreur est
découverte, leur sort est tranché. Ils sont soumis à une destruction
comme les jouets cassés finissent à la poubelle. Un sort peu enviable
que refusent et Dan Seymour. En compagnie d’Ulla, une chienne qui
possède le don de parler, et de Maggy, jeune femme blonde évaporée qui
ressemble à … Non, Seymour ne se souvient plus où il a pu la
rencontrer dans son autre vie. Tentant le tout pour le tout, Dan et ses
compagnons s’échappent du jardin, sorte de réserve où ils sont
parqués et à leur grande surprise ils vont retrouver les frères Dalton,
Al Capone, Vidocq, Robin des Bois ou encore Albert Einstein.
Ce Carnaval des enclonés amusant, dont le thème deviendra de plus en
plus une réalité tangible si nos scientifiques dérivent encore dans
leurs expériences, est traité avec un humour féroce. Les jeux de mots,
parfois à la limite du bon goût, abondent et le lecteur peut à juste
titre s’il n’est pas en train de lire un roman écrit pas San Antonio.
Mais ce monde insensé, qui sera peut-être un jour le nôtre, ne pouvait
être narré que dans une ambiance de folie joyeuse et débridée. Un
roman qui ravira les uns le considérant comme un aimable divertissement,
tandis que les autres seront plutôt dubitatifs et sceptiques quant à la
rigueur de cet opus.
Voir en ligne : Mystère Jazz