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Le vénitien Alberto Ongaro mène dans ses romans une réflexion très personnelle sur l’écriture, apte à faire renaître une belle littérature populaire (qui puise à la source fondatrice de Stevenson, Conrad ou Dumas, mais aussi chez Nabokov ou dans le cinéma américain des années 50). La Taverne du doge Loredan présentait les affres d’un éditeur après la lecture d’un manuscrit oublié en haut d’une armoire. Dans Le Secret de Caspar Jacobi, c’est au tour de l’écrivain de se perdre dans sa propre fiction. Dans la dernière traduction parue en février 2009, le tourbillon du jeu nous entraîne avec Francesco Sacredo dans une Venise à la lagune gelée pour une Partita sans fin. Les personnages ainsi créés ne sont pas sans lien avec ceux qu’il avait imaginés, en collaboration avec Hugo Pratt, dans ses scenarii de bandes dessinées. Alberto Ongaro a publié de nombreux romans en Italie (Rumba, Il Segreto dei Ségonzac, Il ponte della solita ora encore non traduits en français), tous salués par le public comme par la critique ; c’est qu’il s’agit d’une oeuvre cousine de celles de Borges ou Buzzatti dont la puissance romanesque commence à enthousiasmer les lecteurs français. Ainsi, CulturesFrance et laMaison des écrivains et de la littérature ont invité Alberto Ongaro en France parmi vingt-sept écrivains européens dans le cadre de la Saison culturelle européenne (1er juillet au 31 décembre 2008).