Nous sommes dans l’Athènes de Platon. Les jeunes éphèbes de bonnes famille suivent les cours de la fameuse Académie, où on leur enseigne la raison, la vertu et la recherche de la Vérité. L’un d’eux ne la trouvera jamais : il est découvert mort, à moitié dévoré par les loups. Son pédagogue Diagoras ne croit pas à cette version et fait appel à Héraclès Pontor, le Déchiffreur d’Enigmes pour découvrir ce qu’il s’est réellement passé. Une quête qui va fortement ébranler la foi aveugle de Diagoras dans la raison et la philosophie. Mais ce n’est pas tout, l’écrivains de ce roman est en fait un traducteur, qui reprend la traduction de ce texte à partir de la première traduction d’un certain Montalo, traducteur connu qui a connu une mort mystérieuse, dévoré par des loups … Et le traducteur commence à voir des images cachées dans le texte, et pire, à percevoir de troublantes similitudes entre le texte et sa propre vie. Il nous fait part de son étonnement, de son excitation, puis de son trouble dans des notes en bas de page qui prennent de plus en plus d’importance, jusqu’à former une autre énigme, parallèle à celle du texte, jusqu’à …
Encore un polar historique ! A Athènes cette fois, bof … Non, surtout n’allez pas croire ça : Si vous aimez la littérature, si vous aimez jouer avec un texte, avec les mots (Héraclès Pontor, ça vous dit rien ?), si vous aimez les énigmes, si vous aimez que l’auteur vous roule dans la farine, vous balade, vous retourne comme des crêpes … Précipitez vous sur ce roman. Les commentaires du traducteur en bas de page agacent un peu au début, pendant un ou deux chapitres, après elles se transforment en une énigme qui tient autant le lecteur en haleine que celle du texte "original". Les deux enquêtes, passionnantes se croisent, se mêlent, d’une façon absolument fluide, et pourtant à priori impossible … Jusqu’à la révélation finale, qui explique tout, réellement, logiquement. Le plus beau étant que les deux intrigues croisées pourraient déjà se suffire à elles même, ainsi mêlées, elles font l’originalité et le "plus" de ce roman unique.
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