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La belle dormit cent ans
7.2 € Délai de livraison : 8/10 jours
Gunnar Staalesen
Tag(s) : Littérature nordique - Folio policier - Roman policier

une enquête de Varg Veum, le privé norvégien, trad. du norvégien par Alexis Fouillet et Élisabeth Tangen , 400 pages sous couv. ill., 108 x 178 mm. Collection Folio policier (No 362) (2005), Gallimard rom. ISBN 2070310957.

Varg Veum, ancien salarié à la protection de l’enfance devenu détective privé après avoir eu la main lourde sur un type qui prostituait une gosse en perdition, voit son passé d’éducateur le rattraper. Lisa, seize ans, issue d’un milieu sans histoires, a disparu. Et avec les questions nécessaires pour la retrouver s’ouvre la boîte aux secrets. Deux familles proches qui se haïssent... Le meurtre d’un adolescent... Beaucoup de sordide mais aussi, au détour des aveux, une bouleversante histoire.

Toujours aussi solitaire et profondément épris d’humanité, Varg Veum sillonne les nuits de Bergen, ville industrielle et côtière de Norvège.





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Mauvais genres (1999-2005). Par MGRB
Bien noir, bien dans la facture classique du roman de détective dans lequel le cadre, original pour le lecteur français, joue un rôle essentiel. L’atmosphère, le paysage, les notations sur les variations du temps, du jour et de la lumière en Norvège sont à la fois poétiques et réalistes. L’action progresse doucement et évolue avec limpidité jusqu’à une fin symbolique où l’on trouvera l’explication du titre. L’auteur sait très bien peindre la société norvégienne, notamment la vie quotidienne des Norvégiens des années soixante-dix dans la cité portuaire de Bergen, et il campe admirablement bien ses personnages. La psychologie très fouillée du héros n’éclipse pas celle des autres protagonistes, tous précisément et finement décrits.

1 chronique

  • La belle dormit cent ans

    13 février 2007 23:26
    par Jean-Marc Laherrère ( 629 chroniques )

    Cela n’était qu’une mission banale, déprimante mais banale pour Varg Veum : aller récupérer une ado en cavale à Copenhague. Une affaire de moins de deux jours et il retrouve effectivement Lisa, dans un bordel sordide, déjà détruite par la drogue à seize ans. Le jour où il la ramène chez ses parents, les voisins font une entrée fracassante et hurlante, leur fils Peter, ex petit ami de Lisa a également disparu. Ils engagent Varg qui le retrouve dès le lendemain, mort éventré. La police prend les choses en main, mais Varg ne peut s’empêcher d’enquêter de son côté, et il découvre un portrait peu reluisant du défunt : il se prostituait, avait mis Lisa sur le trottoir, mais pratiquait également le chantage, à l’encontre de son employeur, un entrepreneur pas toujours honnête, mais également en utilisant des secrets de coucheries bien sordides. Autant dire que la liste de ceux qui pouvaient souhaiter sa mort était longue. Mais Varg est obstiné, et il finira par défaire un sacré nÅ“ud de vipères.

    Dans ce troisième roman de la série, Varg continue à prendre de l’épaisseur, est de plus en plus humain, mais également de plus en plus pessimiste quand à ce qui se cache derrière la façade des relations humaines policées : mari et femmes, parents et enfants, s’ignorent et ne se comprennent absolument pas, au mieux, et quand il y a un sentiment, c’est plus souvent la haine que l’amour. Varg ne comprend pas son fils, qu’il ne voit que de temps en temps, et s’aperçoit, au cours de son enquête, qu’il n’a pas compris non plus ses parents, qu’il n’a pas su leur parler. Et ce sont bien les non dits, les secrets sordides cachés pour sauvegarder une apparence, une carrière, une aisance financière qui vont détruire tous les personnages de ce roman sombre et désespéré et poignant qui dévoile une société bourgeoise norvégienne bien mal en point.

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