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La Vie secrète de E. Robert Pendleton
8 € Délai de livraison : 8/10 jours
Michael Collins
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean Guiloineau
Ed. Points, 2008 448 p. ISBN : 9782757806470
Tag(s) : Littérature nord américaine - Roman noir
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Professeur de Creative writing, E. Robert Pendleton est surtout un écrivain raté. Quand son ennemi intime, auteur à succès, est reçu par l’université, il tente de se suicider. Adi, une étudiante, vient jouer les gardes-malades et découvre chez lui un curieux manuscrit. Le Cri est un véritable chef-d’œuvre. Seul problème : le roman donne les clés d’un meurtre demeuré irrésolu…

Michael Collins est né à Limerick, en Irlande, en 1964. Il est notamment l’auteur de La Filière émeraude, salué en 1993 par le New York Times comme l’un des romans les plus remarquables de l’année, et des Gardiens de la vérité, sélectionné pour le Booker Prize en 2000. La plupart de ses romans sont disponibles en Points.

« D’une remarquable enquête, où Collins prouve qu’il peut aussi chasser sur les terres de James Ellroy et de Stephen King. »

André Clavel, L’Express




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1 chronique

  • La Vie secrète de E. Robert Pendleton

    19 septembre 2008 13:14
    par Papillon ( 14 chroniques )

    Bob Pendleton porte un regard amer sur sa carrière : écrivain raté qui n’a rien publié depuis dix ans, professeur raté dont les étudiants désertent les cours, et que ses collègues méprisent. Le jour où il est chargé d’accueillir son ennemi personnel, Horowitz, ancien condisciple et auteur de best-sellers venu faire une conférence à l’université, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase de sa dépression. Le professeur Pendleton décide de mettre fin à ses jours. Et bien sûr il se rate et se retrouve dans le coma. L’une de ses étudiantes, Adi Wiltshire, s’installe chez lui pour le soigner et entreprend une thèse sur son Å“uvre. C’est par hasard qu’elle découvre un roman inconnu de Pendleton, écrit dix ans plus tôt. Elle comprend très vite qu’il s’agit d’un chef d’œuvre et elle décide de le faire publier avec l’aide d’Horowitz. Mais Le Cri raconte le meurtre sordide d’une adolescente et Adi ne va pas tarder à découvrir le rapport avec un vrai meurtre jamais résolu. Pendleton est-il l’auteur de ce meurtre ?

    Ce roman qui commence comme une énigme littéraire tourne très vite au roman policier et je n’ai pas trouvé le mélange des genres très réussi. D’un côté, un discours pseudo-intellectuel assez rasoir sur la création littéraire, de l’autre une enquête policière carrément sordide. C’est un roman très noir, très pessimiste. L’auteur multiplie les lieux sinistres : aéroport désert, hôpital déshumanisé, motel miteux. Tous les personnages ne montrent que leur face noire : Adi, éternelle étudiante incapable de finir sa thèse, succombe à la drogue devant la complexité de la situation, Horowitz malgré son succès et son argent est un solitaire alcoolique. Quant à Ryder, le flic chargé de l’enquête, il est à la police ce que Pendleton est à l’université : un dépressif qui a accumulé les échecs familiaux et dont la carrière est en panne. C’est pourtant le seul personnage de l’histoire qui ait une réelle consistance, il s’accroche à son enquête pour ne pas sombrer et finira par découvrir une vérité qui lui coûtera très cher. C’est vraiment grâce à lui que je suis arrivée au bout de ce roman qui délivre un message (la culture et le savoir ne servent à rien face au néant de la vie) auquel je n’adhère pas du tout. Bien au contraire.

    Voir en ligne : http://journal-d-une-lectrice.over-...

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