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La Route
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Cormac McCarthy
Tag(s) : Littérature nord américaine - Roman - Rentrée littéraire hiver 2008

Traduit de l’anglais (États-Unis) par François Hirsch. Ed. L’Olivier, 03/01/2008 256 p. ISBN : 9782879295916

L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. On ne sait rien des causes de ce cataclysme. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d’une humanité retournée à la barbarie. Cormac McCarthy raconte leur odyssée dans ce récit dépouillé à l’extrême.

Prix Pulitzer 2007, La Route s’est vendu à plus de deux millions d’exemplaires aux États-Unis.

« Héritier de la Bible et de Shakespeare, de Hawthorne et de Faulkner, archaïque, lyrique et visionnaire, sensible à la beauté du monde, McCarthy est hanté par la violence des hommes et la question du Mal. »

Nathalie Crom, Télérama




rien Livre conseillé par votre libraire


rien La presse en parle

6 chroniques

  • La Route

    25 février 2008 22:58
    par texcymbal ( 1 chronique )
    Bouleversant de noirceur, bouleversant de tristesse, la fin du livre m’a fait pleurer dans le train... Un des cinq livres que j’emporterais sur une ile déserte. Magistral et indispensable.

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  • La Route

    1er mars 2008 13:31
    par Patricia ( 1 chronique )

    Ce livre réveille en moi toutes les terreurs de mon adolescence, dans la fin des années 70, alors que nous nous attendions à ce que l’hiver nucléaire nous plonge dans l’horreur. La force incroyable de l’écriture qui, avec une grande économie de moyen, crée des effets de lecture redoutables m’a obligée à une lecture lente et parcimonieuse. Les phrases résonnaient, vibraient, comme les gongs annonciateurs des grands malheurs.

    J’ai rarement eu aussi peur en lisant un livre. J’avais souvent envie de fermer les yeux, de me cacher derrière mes mains, comme on le fait au cinéma.

    Toutefois, la fin ne m’a pas convaincue. Je n’ai pas compris le choix final de l’auteur.

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  • La Route

    17 mars 2008 08:11
    par Lilette ( 1 chronique )

    Déception quand tu nous tiens ! Je m’attendais à une merveille, le livre m’a déçu. Je considère que l’horreur fait la une des médias tous les jours et ça n’émeut plus personne !!! Je crois qu’il serait temps d’entendre les cris qui nous crèvent les tympans et sortir la tête de notre trou. Dire que ce livre est formidable c’est une façon de se donner bonne conscience.

    Ceci n’engage que moi.

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  • La Route

    15 avril 2008 19:41
    par davidson ( 73 chroniques )
    Un homme et son fils errent sur une route à la recherche de nourriture après une catastrophe qui a détruit la nature ! Les paysages sont brûlés, noirs et maintenant stériles ! Le lecteur ne saura rien de la raison de cette catastrophe, le roman pourrait se situer partout, à n’importe quelle époque ! L’auteur a épuré au maximum son récit : peu de description des lieux, pratiquement pas de flash-back, une psychologie des personnages si simple … que chacun peut se voir dans ce protagoniste ! L’auteur a fait de ce récit un conte philosophique sur le devenir de l’Homme, sur l’instinct de survie et la poursuite du père dans le fils ! Condamnés à errer, à se méfier de tous, à se nourrir du peu qu’ils trouvent puis à jeûner en période moins propice, ils semblent cependant se nourrir de l’espoir de trouver un havre de paix au bout de la route ! Certaines scènes sont particulièrement dures comme celle de la cave servant de garde-manger humain, ou celle du différend entre le père et le fils face au vieillard affamé ! Le but n’est certainement pas de dire « et toi lecteur que ferais-tu dans cette situation ? Â», mais plutôt d’attirer mon attention sur le fait que le système dans lequel nous vivons est beaucoup plus fragile qu’il n’y paraît et qu’il suffirait de peu pour qu’un être ne soit plus préoccupé que par sa survie, au détriment de celle des autres ! L’espoir fait vivre mais y a t-il toujours un espoir ? Quel prix faudra t-il payer pour l’entrevoir ? Mais vivre, ce n’est pas survivre !

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  • La Route

    27 avril 2008 19:32
    par avrilire ( 1 chronique )
    J’y ai vu aussi une adaptation cinématographique qui n’apporterait rien de plus que la sinistrose pesante. Froidement tracée, cette route me donne encore des frissons, tant les détails sont redevenus préoccupants. L’apocalypse n’est pourtant pas présent dans le mental du "petit d’homme".

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  • La Route

    19 mai 2008 17:04
    par cathe ( 7 chroniques )

    J’aime entrer dans les romans de McCarthy comme j’aime entrer dans ceux de Mingarelli. Dans les deux cas, on se trouve plongé dans un univers sans référence historique ni géographique, où les personnages évoluent comme mus par un destin implacable. Dans ce roman c’est encore plus vrai que dans les précédents.

    Sur une route, on ne sait pas où, on ne sait pas quand, un père et son enfant marchent. Autour d’eux un paysage post-apocalyptique où aucune vie n’apparait. Les villages ont été pillés. Une fine couche de cendre recouvre tout. Que faire sinon marcher, marcher , aller vers un Sud où on trouvera la mer. La nourriture : quelques restes trouvés dans les maisons pillées. Le sommeil et le froid : à l’abri d’un rocher ou d’un arbre. Le danger : quelques rares groupes de pillards qu’il faut à tout prix éviter. Le trésor : cet enfant qui est miraculeusement en vie et que le père essaie de réconforter malgré la situation.

    On entre ou pas dans ce genre de récit, mais quand on y entre, c’est vraiment magnifique. On sait que l’écriture de McCarthy est toujours très sobre et les descriptions comme les dialogues sont réduits au minimum. Pourtant au bout de quelques pages on s’attache d’une manière incroyable à l’errance de ces deux personnages dignes de Beckett et de "En attendant Godot". L’amour, la mort, la survie, tout est dit là sur l’essentiel de ce qui fait l’essence de la vie. Sans jamais lasser le lecteur, McCarthy nous nous emmène sur cette route sans fin où, pourtant, la vie de ces deux personnages est ce qu’il y a de plus important au monde.

    Voir en ligne : La route

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