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La Couleur de la peau
Ramon Diaz-Eterovic rien
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Traduit de l’espagnol par bertille hausberg 260 p. ISBN 978-2-86424-655-8

Comme beaucoup de jeunes Péruviens, Alberto Coiro est venu chercher du travail à Santiago du Chili, et lorsqu’il disparaît brutalement Heredia, le détective privé mélancolique et désabusé, se laisse persuader de partir à sa recherche. Il explore, sous la conduite d’un vieil homme, l’univers des vagabonds et des chiffonniers qui, la nuit, envahissent la ville. Il découvre les réseaux de jeux clandestins, les salles de billard, le trafic de cocaïne et tout un monde de personnages glauques. Mais il croise aussi le sourire de la jolie Violeta et se laisse émouvoir.

Dans son enquête il est aidé par les conseils philosophiques de Simenon, son chat. Flanqué de ses complices habituels, Serón le flic à la retraite, Anselmo le kiosquier turfiste et le journaliste Campbell, il nous montre le Santiago de l’émigration et du racisme.

Avec une intrigue bien menée dans une ville à la fois banale et fantastique, un style ironique et une impressionnante galerie de personnages secondaires pleins de vérité, Díaz-Eterovic prouve qu’il est un auteur de romans noirs avec lequel il faut compter.





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1 chronique

  • La Couleur de la peau

    2 mai 2008 13:01
    par Jean-Marc Laherrère ( 612 chroniques )
    Avis aux amateurs : Ceux qui cherchent une intrigue serrée, de l’action, des pages qui tournent toutes seules peuvent passer leur chemin. Heredia passe plus de temps à boire dans les bars, à se rappeler le quartier populaire d’antan, à discuter avec son chat, ou à écouter des tangos ou du Malher qu’à se battre avec des méchants. Heredia aime la poésie, les souvenirs, les vieux bars, les tangos, et bien entendu, Simenon. Heredia aime aussi traîner la nuit, boire un peu trop, en sentir la pulsation de sa ville. Ce qui ne l’empêche pas d’être opiniatre. A force de questions, il finit toujours par trouver. La plupart du temps sans trop de violence. Cette quatrième enquête (quatrième en France, au Chili il y en a bien plus) l’amène à connaître le monde misérable des immigrés clandestins, exploités, méprisés, haïs, accusés de tous les maux … Triste constatation de l’universalité de la nature humaine. Un beau roman noir mélancolique, désabusé, mais jamais résigné. Car Heredia, tout déprimé qu’il soit, ne renonce jamais à ses idéaux, et garde entière sa capacité d’indignation. Autant dire qu’il est précieux, comme son auteur !

    Voir en ligne : http://actu-du-noir.over-blog.com/

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