Nuage de mots clés
Album jeunesse - Bande dessinée - Espionnage - Fantastique - Fantasy - Littérature jeunesse - Nouvelle - Récit - Roman - Roman historique - Roman noir - Roman policier - Science-fiction -


Arts - Biographie - Cuisine - Ecologie - Guide touristique - Histoire - Médias - Photographie - Société

Devenez le 1053ème abonné à la lettre d'information

Votre librairie

  24.50 €

La Consolante
Anna Gavalda
Acheter vos livres sur bibliosurf
Paiement sécurisé par le Crédit mutuel
Délai de livraison : 8/10 jours
Livraison gratuite

éd. Le Dilettante, 11 mars 2008 640 pages ISBN 9782842631529

Pendant presque trois ans (mille quatre-vingt-quinze jours), j’ai vécu dans la tête, et le corps, d’un homme qui s’appelle Charles.
Charles Balanda. (Parce que le matin où je me suis dit « Allez... J’y vais. Je commence aujourd’hui », nous étions en août 2006 et qu’avant de monter dans ma soupente, j’avais (pour gagner du temps !) feuilleté le journal. On y faisait part du décès d’un homme qui portait ce nom et j’aimais cette idée, de contrarier un peu les Parques... (À ce moment-là, j’ignorais tout de ce Charles (ce qui m’amuse dans l’écriture, c’est de me lire évidemment) et ne savais pas qu’il aurait une peur panique des chevaux, (j’étais loin d’imaginer qu’il en croiserait...), or il se trouve que Balanda (cela je le savais, Galoubet etc.) est un nom célèbre dans le milieu hippique. Bah... Nobody’s perfect...) (Beaucoup de parenthèses et un(e) prière d’insérer qui part déjà dans tous les sens, tant pis pour l’éditeur...))
Au début de l’histoire, ce Charles, mon Charles, 47 ans, apprend la mort de la mère d’un de ses amis d’enfance et perd complètement les péd... les étriers. Comme c’est un garçon cartésien (architecte et ingénieur), il prend sur lui et fait de grands efforts pour se remettre en selle. En vain.
Bien des chapitres plus tard, sa sœur, inquiète, lui demandera :

- Hé… Tu ne serais pas en train de nous préparer une petite crise de la cinquantaine, toi ?
La midlife crisis, comme ils disent…

- Tu crois ?

- Mais ça m’en a tout l’air…

- Quelle horreur. J’aurais aimé être plus original… Je crois que je me déçois un peu, réussit-il à plaisanter.
Non, Charles, je vous rassure. Ce n’est pas ça. Enfin, ce n’est pas ce que j’ai voulu... Je n’aurai pas le culot d’affirmer que vous êtes, que nous sommes tous les deux, « plus originaux », mais la crise de la cinquantaine n’était pas du tout mon propos.
Ce que je voulais, c’était vous choper un matin à la descente d’un avion, vous tabasser, vous rouer de coups jusqu’à ce que vous soyez à terre, et vous le serez, souvenez-vous, sur le boulevard de Port-Royal, à terre et couvert de sang, pour ensuite vous aider à vous relever en vous tendant... d’autres rênes... Voilà qui n’est pas tellement plus original, je le concède, mais ce qui « bouge encore » à l’heure de ma prière, ce sont les deux femmes qui encadrent votre chute. Celle qui vous a désarçonné, qui s’appelle Anouk, qui était très gaie, mais qui donne à ce texte un petit goût triste et amer.
Et l’autre, her name is Kate, qui va vous aider à virer les éperons, et qui –en nous racontant des choses affreuses, en nous prenant à la gorge le temps de sa confession– changera la lumière.
La lumière, le ton, l’écriture, et même la typographie de cette histoire. Tout devient plus léger, plus souple, plus... incliné.
Donc vous voyez, c’est vous qui m’avez obsédée, mais ce n’est pas vous le héros.
Ce sont elles. Vous étiez là pour les servir. Et si nous les avons tant aimées, vous et moi, c’est parce qu’elles sont, chacune à leur manière, absolues, absolument généreuses.
Encore des bons sentiments, on va dire...
Oui. Pardon. À défaut de faire de la bonne littérature, les gens généreux font de beaux personnages. Je dis pardon mais n’en pense rien. À la page 478, Kate m’a déjà graciée : « ... il ne faut pas croire à la bonté des gens généreux. En réalité ce sont les plus égoïstes... »
Et puis il y a les enfants aussi...
Je voulais un livre avec des enfants qui soient vivants à l’intérieur. Et là, ce mercredi 6 février 2008, à l’heure où je m’insère comme je peux en comptant mes abattis, je me souviens qu’ils y sont, ces enfants, et, rien que pour eux, je suis bien heureuse de l’avoir écrit... Deux femmes, un homme qui va boitillant de l’une à l’autre et plein de gamins tout autour.
Voilà pour La Consolante.
A.G.





rien La presse en parle

Les internautes aiment aussi !
La Route La Preuve par le miel 2666 Le Cantique de l’apocalypse joyeuse Chaos calme Nom de code : La Murène L’étrange Disparition d’Esme Lennox La Chambre aux échos Tout va bien La femme de l’Allemand 44 jours Même le mal se fait bien Le village de l’Allemand ou Le journal des frères Schiller Forcenés La maison ne fait plus crédit
Note :
(2.28 - 7 votes)

envoyer l'article par mail title= envoyer par mail à un ami

5 chroniques

  • La Consolante

    26 mars 2008 19:20
    par Giedinger Simone ( 1 chronique )
    J’étais une fan inconditionnelle de Gavalda jusquà la Consolante. J’avais tout lu d’elle et je me suis précipitée en librairie le 11 mars pour acheter son dernier roman. Et là, oh désespoir, je n’accroche pas avec l’histoire, les personnages et l’écriture. J’en suis à la moitié du livre (300 pages)et je me force toujours à continuer la lecture en espérant retrouver le plaisir que j’ai eu à relire, trois fois, "Ensemble c’est tout". Dès le début j’ai eu du mal à comprendre "qui était qui". C’est très décousu, avec des flash-back pas clairs. Trop de descriptions et donc des lenteurs dans beaucoup de passages. Et cette façon de laisser tomber les prnoms personnels avec les verbes me déstabilise aussi. Donc très déçue.

    Répondre à ce message

    • La Consolante 11 avril 2008 13:36,
      par Aurora ( 1 chronique )
      Alors là je ne suis pas du tout d’accord avec vous Simone. C’est vrai, si vous êtes déprimé, je ne vous conseille pas cette lecture : Ensemble c’est tout est un roman que j’ai aimé, un peu triste mais avec des moments drôles et émouvants. La Consolante, c’est autre chose : on est dans le sombre, l’archi noir et on ne sait pas quand -et si- on va en sortir avant la fin. Mais bon sang, que les personnages sont vivants : je pense encore à eux, comme si c’étaient de vraies personnes. Et puis, finalement, l’espoir arrive, les personnages se guérissent un peu, le dénouement approchant, et malgré les bons sentiments, on arrive à y croire... Quant au style, les pronoms absents, moi j’ai trouvé que ça donnait encore plus d’intimité entre le lecteur et les personnages. Plus de 500 pages dévorées en quelques jours, on arrive à la dernière page et on se dit : déjà !... Voilà, merci Mme Gavalda.

      Répondre à ce message

    • La Consolante 29 mai 2008 00:56,
      par Nicole Ouzeau ( 1 chronique )

      Simone, je suis complétement d’accord avec votre analyse.

      Je suis également entrain de lire "La Consolante". Mais voilà au moins trois fois que j’ai envie de balancer ce livre contre les murs. Grrr...

      Je sais que j’irai jusqu’au bout(traces "d’ensemble c’est tout" qui a été une lecture un peu magique). Que d’irritations avec cette "Consolante" qui pour le moment, me met plutôt en colère. Tout me semble fabriqué : l’histoire, les personnages, le style "d’jeune". Grrr...

      Bon, je vous quitte et vais continuer ma lecture : encore 300 pages.

      Anna S.V.P surprend-moi !

      Le 30 mai 2008. Une heure du matin.

      Répondre à ce message

  • La Consolante

    30 mai 2008 22:10
    par Christine ( 1 chronique )
    Moi aussi j’ai essayé et j’ai abandonné. Pourtant je me souviens parfaitement bien de ce que j’ai lu, c’est ça le paradoxe. Je suis restée sur la lecture plus qu’agréable d’"Ensemble c’est tout" et j’espérais retrouver l’impatiente de lire une page de plus. Mais là, déception totale, je ne savais plus qui était qui, je n’ai pas apprécié les phrases débutant par un verbe. Mais, je crois que je le reprendrais un jour, tout de même...

    Répondre à ce message

  • La Consolante

    30 juin 2008 18:58
    par Frédérique ( 8 chroniques )
    Je voudrais modérer les commentaires négatifs à propos de “la consolante”. Je le concède aux déçu(e)s, les points de suspension m’ont énervée, l’absence de sujet m’a franchement gênée mais “la consolante” demeure le livre d’une auteure qui sait planter les décors, les personnages et les histoires. Il faut aller au bout de “la consolante” pour retrouver ce que l’on aime chez Anna Gavalda : les émotions et les petits riens de chacun. Que ceux qui hésitent encore à terminer le livre ne se découragent pas : le plaisir est au rendez-vous.

    Répondre à ce message




Agence Bibliosurf.com 9 rue Eugène Gibez 75015 Paris. Tel 01 42 50 58 12. contact