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L’usine à lapin
7.4 € Délai de livraison : 2 jours
Larry Brown
Tag(s) : Littérature nord américaine - Folio policier - Roman noir

trad. de l’anglais par Pierre Furlan, 480 pages sous couv. ill., 108 x 178 mm. Collection Folio policier (No 516) (2008), Gallimard -rom. ISBN 9782070358274.

Arthur est septuagénaire et n’arrive plus à bander aussi bien qu’avant. Helen, sa femme de 40 ans, s’ennuie à mourir. Elle se soûle tous les soirs et multiplie les coucheries avec des pauvres types qui la méprisent. Quand elle rencontre Eric, un jeune homme qui a fugué de chez son père avec son vieux pitbull sous le bras, elle est sûre d’avoir tiré le bon numéro. Mais Eric semble plus intéressé par les westerns et les anecdotes d’Arthur... Domino, livreur de viande et dealer d’herbe, se retrouve, lui, embarqué dans une odyssée sanglante après avoir heurté accidentellement un cerf sur la route. Hanté par ses souvenirs de prison, il essaie de fuir la police mais ne peut s’empêcher de semer la mort sur son passage... Dans le même temps, Anjalee, jeune campagnarde sans le sou, essaie tant bien que mal de s’en sortir en monnayant ses charmes dans des bars à strip-tease. Elle a malheureusement la poisse : ses amants disparaissent les uns après les autres tandis que les forces de l’ordre la talonnent...

Un Larry Brown au sommet de son art pour son ultime roman.




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Larry Brown

2 chroniques

  • L’usine à lapin

    17 août 2008 22:06
    par Antoine Chainas ( 3 chroniques )

    Les accents d’une oeuvre posthume ont ceci de particulier qu’ils résonnent toujours à rebours. Le livre n’est plus seulement jalon, mais point d’orgue, recontextualisation de tous les travaux précédents de l’auteur. En ce sens, L’Usine à Lapins parachève de manière éblouissante la trop courte carrière littéraire de Larry Brown. Elle la parachève et la sublime. Car on retrouve ici tout ce qui a fait le charme des opus précédents : une narration dépouillée, assez proche, par certains côtés, du "nature writing" sans pour autant en adopter les afféteries. Larry Brown va à l’essentiel, à la matière, à l’organique. Des personnages faits de chair et de sang qui se battent, crachent, baissent les bras, parfois. Sous la prose de l’auteur, les oubliés du rêve américain - cliché ultragalvaudé et énorme source d’inspiration du roman noir - trouvent une place au chaud, à l’abri, avant de repartir au combat. Des moments comme ça, en suspension, presque idylliques mais aucunement nostalgiques, il y en a pas mal dans l’Usine à Lapins. Ils sont la respiration. Ils sont les muscles relâchés et l’esprit vide. Ils sont les chants du vent, l’ombre des arbres et l’ailleurs qui prend forme, même s’il s’agit d’un rêve éveillé. Et lorsque les protagonistes se lèvent, se décident à retourner dehors, à la recherche d’eux-mêmes, c’est avec une humanité, une compassion rarement égalée qu’ils sont traités. Qu’il s’agisse de Domino, livreur de viande et dealer, à la fois précédé et poursuivi par la mort, qu’il s’agisse d’Arthur, septuagénaire touchant marié à une femme trop jeune, trop fougueuse, trop vivante, ou qu’il s’agisse d’Anjalee, pute naïve et malchanceuse, tous trouvent, chez l’Oxonien, une raison d’exister, une raison de continuer, une raison d’être aimé.

    Là où l’on retrouve encore Larry Brown, c’est dans cet humour si particulier qui permet aux pires horreurs de se dérouler sous les auspices du rire étranglé. Ainsi, tout au long de cette histoire aux multiples points de vue, l’auteur se livre à un savant parallèle entre les trajectoires des êtres humains qu’il observe et celles des chiens. Il y a un nombre de chiens incroyable, dans ce roman. Presque autant que d’humains, à vrai dire. Et les péripéties qu’ils vivent ressemblent en bien des points aux tragédies - grandes ou minuscules - vécues par les bipèdes. Faut-il voir, dans cet ultime message qu’adresse l’écrivain au lecteur, un appel à considérer nos turpitudes bien vaines ? Rien n’est moins sûr. Pour se faire un avis, il ne reste qu’à lire l’Usine à Lapins, oeuvre crépusculaire et magnifique d’un écrivain majeur trop tôt disparu.

    Voir en ligne : Larry Brown : les 3x8

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    • L’usine à lapin 20 août 2008 10:21,
      par Jean-Marc Laherrère ( 629 chroniques )

      Bonjour,

      Je ne sais pas s’il sera un jour traduit, mais en furetant sur les blogs américains j’avais appris il y a déjà quelques mois que le dernier roman de larry Brown, celui qu’il n’a pas eu le temps de terminer, allait être publié aux US.

      Pour l’instant, pas de nouvelles ici ...

      Voir en ligne : http://actu-du-noir.over-blog.com/

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