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Les meurtres de la Salamandre La chambre d’Horus Lunes  assassines Les  larmes  de  Sibyl

Interview de Paul Halter

propos recueillis par Serge Perraud
Mise en ligne le Janvier 2007 | 748 visites envoyer l'article par mail title= envoyer par mail à un ami

Depuis 1987, Paul Halter, avec plus de trente romans et presque autant de nouvelles, régale un public, exigeant et nombreux, d’amateurs de Crime en chambre close. Son nouveau livre, Les Larmes de Sibyl, a été retenu comme Le Masque de l’Année (2005).

C’est l’occasion de mieux faire connaissance avec celui qui est devenu LE Spécialiste de ce genre d’énigme, on peut même écrire : le seul à perdurer.

Rencontre avec un des maîtres du mystère !

 

Vous êtes le spécialiste du crime en chambre close et, actuellement, le seul. Qu’est-ce qui vous a attiré vers ce genre de mystère ?

Mes lectures d’enfance, puis la découverte d’Agatha Christie et de John Dickson Carr, pour ne citer que mes auteurs de prédilection les plus connus. Ils ont indiscutablement suscité ma passion pour le crime et le mystère.

N’êtes-vous pas tenté par d’autres formes d’énigmes ?

Je suis ouvert à toutes les énigmes si elles s’inscrivent dans un cadre pittoresque et romantique, loin de la froide rationalité. Voilà ma seule exigence. Il doit y avoir quelque chose de « merveilleux » dans l’énigme, ce que l’on ne retrouve pas dans un problème mathématique, par exemple.

Parallèlement vous cultivez un goût affirmé pour l’Angleterre Victorienne des années 1930-1940. Quels attraits trouvez-vous à cette période, à ces lieux ?

N’est-ce pas l’âge d’or du roman policier classique ? A mes yeux, c’est un écrin rêvé pour le meurtre parfait, les assassins artistes. Becs de gaz, brouillard, ruelles enténébrées, pavés bombés, fiacres, gentlemen coiffés de haut-de-forme… c’est presque une image d’Epinal du crime. John Dickson Carr lui-même soutenait que le Londres de cette époque était le décor idéal pour une intrigue policière.  Je l’approuve sans réserves.

J. D. Carr semble être pour vous une référence incontournable. Son Å“uvre vous a-t-elle influencé ?

J D Carr Ã©tait à la fois un technicien et un poète du crime. Technicien, car il nous a proposé tout au long de ses quelque 70 romans les meilleurs défis du genre ; des intrigues denses, complexes et ingénieuses dans leurs résolutions. À ma connaissance, aucun autre auteur de romans policiers n’a présenté autant d’intrigues d’un tel niveau, ni avec une telle constance de qualité. Poète, car mieux que personne, il savait rendre une atmosphère, souligner le bizarre, évoquer les vieilles malédictions, faire parler les vieilles pierres, plonger en quelques mots le lecteur dans un autre univers, ou le pire et l’extraordinaire vous guettent à chaque coin de rue. Après avoir dévoré son Å“uvre, presque d’une traite, j’étais certain de ne plus découvrir d’autres auteurs de la même veine, de retrouver ailleurs les merveilleux frissons de lectures qu’il m’avait procurés. Et je dois admettre, qu’à quelques exceptions près, je ne me suis pas trompé. C’est également cette certitude qui m’a poussé à écrire, voulant comme donner une suite à son Å“uvre. Donc, oui, bien sûr, John Dickson Carr m’a fortement influencé.

Le Crime en chambre close ne rejoint-il pas le fantastique par son côté mystérieux et inexplicable ?

Pour moi, la chambre close est un peu la quintessence du mystère dans le roman policier. Elle accrédite mieux qu’une autre forme la notion d’assassin fantôme, de vengeur invisible, passe-muraille ; souligne le côté insaisissable du criminel, ses pouvoirs magiques, comme s’il s’agissait d’une créature surnaturelle, d’une force occulte, contre laquelle on ne peut lutter. Et le roman policier de basculer dans une sorte de conte fantastique…

Seriez-vous tenté par l’écriture de romans fantastiques ?

Non, aussi paradoxal que cela puisse paraître. Le fantastique pur établit clairement des règles bien définies, des limites, illimitées, pourrait-on on dire. Le lecteur sait d’emblée que tout est possible, qu’il nage dans la fiction pure, et dès lors, il ne s’étonnera plus guère des événements les plus incroyables qui se multiplieront au fil des pages.

Dans le cadre d’un roman policier de type « Carrien », on ne sait pas du tout où l’on va. Le genre « policier » se présente comme un récit mystérieux, certes, mais avec une explication rationnelle à la clé. Mais diable, voilà que les énigmes et les prodiges se multiplient, au point qu’il ne paraît plus concevable de les résoudre de manière cartésienne ! Après avoir pointé le bout de son nez dans les premières pages, le « fantastique » s’installe, se développe insidieusement, lancinant comme le ressac, avant de submerger l’esprit malmené du lecteur. Autrement dit, le fantastique ne devrait pas exister dans ce genre de récit, mais il surgit de tous côtés et finit par abattre les digues de la raison. Il faudra tout le talent du détective pour la ranimer, lors de l’explication finale…

Les mythes et les légendes, très présents dans vos livres, ne sont-ils pas une source complémentaire d’inspiration ?

Les mythes, les légendes, et l’on pourrait aussi y ajouter les contes de fées… N’est-ce pas là l’univers et l’origine du Merveilleux, de l’Extraordinaire ? La seule énonciation de ces mots ravive notre âme d’enfant, notre envie et notre besoin de croire aux prodiges. J’avoue que c’est un peu dans cet état d’esprit que j’aborde l’élaboration de mes trames. Il me semble donc naturel et même légitime de m’en inspirer. J’ajoute que nombre de ces récits s’appuient sur des éléments primaires, hautement symboliques – eau, feu, air, etc. – souvent très utiles à la conception d’une intrigue. L’eau, par exemple, est l’élément magique par excellence, mais il faudra lire « Les Larmes de Sibyl » pour en savoir davantage…

Par le biais des légendes, ne retrouvez-vous pas un de vos centres d’intérêt qui est l’attrait du passé ?

Oui, bien sûr. Ces récits se perdent dans l’imprécision du temps, qui est aussi un élément déterminant dans l’énigme. Un mystère dans le passé ajoute encore à l’impression de mystère, si l’on peut dire. Ce qui est encore plus irritant pour l’intellect, c’est qu’on a la quasi certitude de ne jamais pouvoir démêler le vrai du faux. Les témoignages se sont altérés et les indices ont souvent disparu. La résolution d’une lointaine énigme se révèle donc particulièrement ardue pour le logicien. Le charme du passé est un peu comme une beauté à jamais disparu. Cela confère donc un attrait supplémentaire au récit, dont je ne me prive pas.

Mythes, contes, légendes… Vous qui êtes Alsacien, pourquoi, dans vos romans n’utilisez-vous pas plus le fonds très riche de cette région ?

Pour une simple question d’exotisme, je crois. Cela dit, n’oublions pas que j’ai utilisé le cadre de mon Alsace natale pour mon premier roman « La Malédiction de Barberousse ». On me pose d’ailleurs souvent cette question et je vais y réfléchir plus avant…

L’illusionnisme, la manipulation tiennent une part importante dans vos énigmes. Est-ce un art que vous pratiquez pour si bien le maîtriser dans vos livres ?

Oui, en très modeste amateur. Mes confrères et amis Roland Lacourbe et Michel Soupart maîtrisent cet art avec beaucoup plus de talent. Disons que je m’y intéresse. Et c’est naturel : le roman policier n’est-il pas basé sur le principe d’une illusion ? Obscurcir la vérité et mettre en lumière les fausses pistes, les apparences ? Etonner, berner, tromper le lecteur ou le spectateur ? Comme on s’en rend compte, un auteur de roman policier est indiscutablement un prestidigitateur à sa manière. Il y a une différence notable, cependant, entre le romancier et le l’illusionniste. Ce dernier garde jalousement pour lui le secret de ses tours, qu’il peut reproduire à chaque spectacle. Le premier, lui, est constamment obligé de se renouveler, condamné à fournir des explications détaillées à la fin du récit. Vous imaginez un peu la frustration du lecteur si tel n’était pas le cas ? Pour la petite histoire, je me suis une fois permis de violer cette règle (dans le Brouillard Rouge) en gardant secrète la résolution de l’énigme et en expliquant au lecteur que la quintessence du mystère consistait justement de « ne pas savoir ». Mais le directeur du Masque de l’époque – Michel Averlant â€“ n’avait manifesté qu’un enthousiasme modéré et m’avait prudemment suggéré de modifier mon épilogue. Ce fut sans doute un sage conseil…

Vous avez pendant longtemps cultivé une inspiration « victorienne ». Puis vous vous êtes intéressé à la Crète antique. Qu’est-ce qui vous a amené à cette nouvelle veine d’inspiration ?

L’influence de la lecture, on y revient toujours… J’avais lu à l’époque un remarquable article sur la résolution du mystère de l’Atlantide, identifiée à la Crète antique, elle aussi berceau du mystère, avec ses nombreuses légendes, Dédale, Icare, le Minotaure etc. Ce fut une sorte de coup de foudre. J’y ai trouvé là matière à plusieurs intrigues…

Est-ce facile de passer ainsi, des brumes anglaises au soleil de la méditerranée orientale ?

Mais oui, bien sûr ! On ne compte plus les récits mêlant à la fois le brumeux Londres victorien et le sable brûlant de l’Egypte antique. Les histoires de malédictions de momies qui s’achèvent sur le sol anglais sont légion et font toujours recette, y compris sur le grand écran, n’est-ce pas ?

Dédale est-il vraiment le père du mystère ?

Oui, je le crois, s’il faut expressément nommer quelqu’un. C’est en quelque sorte le premier détective de l’histoire, dans le sens où il fut obligé de trouver des solutions rationnelles et pratiques à des défis hors du commun, comme son évasion du labyrinthe, ou l’élimination du Minotaure, en aidant Thésée par le biais d’Ariane et du fameux fil. Il fut l’inventeur d’un multitude d’astuces technologiques : la scie, le fil à plomb entre autres, et surtout le créateur du labyrinthe, qui est un symbole du mystère à lui seul.

Dans « Les Larmes de Sibyl », votre nouveau roman, vous faites appel au tandem Hurst-Twist. Comment celui-ci est-il né ? D’où viennent ces deux personnages ?

Dans mon premier roman, j’avais l’intention d’utiliser le personnage du Dr Fell (l’un des héros majeurs de Dickson Carr) mais l’autorisation me fut refusée par les héritiers de l’auteur. Le Dr Fell est donc devenu le Dr Twist, un peu calqué, physiquement, sur Clifton, le héros de la BD du même nom. Très british, sobrement vêtu de tweed, sorte d’archétype du détective anglais, en somme.

Archibal Hurst, c’est évidemment l’indispensable faire-valoir pour ce type d’histoire. Il va soigneusement suivre toutes les fausses pistes préparées par l’auteur. La relation Twist et Archibald Hurst, c’est un peu celle de l’auteur et du lecteur, et c’est par leur biais que le dialogue s’établit. Twist répondra volontiers aux questions du malheureux Hurst dépassé par les événements, mais toujours de manière sibylline, et souvent pour mieux berner le lecteur ! C’est encore un procédé malhonnête à la disposition de l’auteur, mais cela fait partie des règles du jeu. Comme dirait J D Carr : « Le lecteur est prévenu ! » 

Pourquoi avez-vous fait de Hurst, un individu d’une mauvaise humeur perpétuelle ?

Parce qu’il est très humain, bourré de défauts, mais finalement assez sympathique, comme ce bon vieux capitaine Haddock. Et puis, cela permet de mettre une note d’humour dans des histoires plutôt sinistres, il faut bien le dire. En vérité, je l’aime beaucoup, cet inspecteur Hurst. Il m’aide dans l’écriture. Avec lui, le problème de la page blanche ne se pose pas. Il suffit de l’imaginer, grognon ou fanfaron, pour démarrer une histoire… 

Twist est un gourmand qui n’hésite pas à manger « goulûment » trois parts de tourte aux pommes à la fin d’un repas. Est-ce un transfert ?

Oui. J’adore les tourtes aux pommes, moi aussi, qu’on se le dise !

Votre nouveau roman se déroule le long du littoral nord des Cornouailles en 1957. Pourquoi retenir comme décor une région aussi désolée ?

D’abord, parce que c’est un peu comme notre Bretagne à nous, une terre de légendes par excellence. Et puis j’aime beaucoup ce genre de décor, empreint d’un romantisme sauvage. Je me souviens d’une visite à Tintagel, (presqu’île où serait né le roi Arthur). La mer était démontée, le vent épouvantable, et il y avait une sorte de crachin ambiant qui faisait confondre l’eau, le ciel et la terre. Une prise de contact brutale avec la nature et ses éléments déchaînés. Dans un tel décor, croyez-moi, vous êtes prêt à croire sur-le-champ à toutes les histoires de fantômes !

Dans ce roman vous faites dire aux policiers que les devins sont des truqueurs. Est-ce que l’avis des personnages rejoint celui de l’auteur ?

Oui, en ce qui concerne la grande majorité des cas. Mais je reste quand même prudent. Certains témoignages demeurent troublants. Il y aurait évidemment beaucoup à dire sur le sujet, parler des perceptions sensorielles du monde animal dont nous ignorons presque tout, revenir sur vieux débat de l’Histoire écrite ou non. Disons que je m’intéresse beaucoup à ce sujet, mais sans espoir de pouvoir percer un jour ses mystères. On ne comprendra pas tout, il faut s’en faire une raison !

En plaçant votre intrigue dans un petit village, ne craignez-vous pas de laisser supposer une plus grande crédulité des personnes résidant en milieu rural qu’en milieu urbain ?

Comme je le disais plus haut, le contact direct avec la nature incite au doute, à craindre les forces qui nous entourent. Il y a donc en ces lieux une forme de crédulité plus prononcée. Justifiée ou non, je l’ignore. Qui sait, le soleil tant vénéré par les Anciens, cache peut-être une intelligence supérieure ? Ce n’est pas parce que nous avons plus ou moins identifié sa matière organique que nous sommes en mesure d’affirmer le contraire.

Mais la crédulité citadine n’est pas en reste non plus. On se tient les côtes en évoquant les religions et leurs croyances aveugles, mais on écoute avec le plus grand sérieux les horoscopes des radios, télés et journaux… 

Les ouvrages que vous citez sur la sorcellerie, les légendes, les sciences secrètes, existent-ils ou les avez-vous crées pour les besoins de votre fiction ?

Oui, mes sources sont exactes. Du moins je le suppose, car ces ouvrages sont référencés dans d’autres plus récents et plus accessibles. Je n’ai malheureusement pas pu consulter ces vieux grimoires. Ils auraient en tout cas une place de choix dans ma bibliothèque personnelle…

Vous bousculez une de mes idées reçues en écrivant que l’on peut rencontrer les sirènes à proximité des sources et des fontaines ?

Oui, comme cela est précisé dans les larmes de Sibyl. Plusieurs ouvrages spécialisés ont d’ailleurs vu le jour ces temps-ci. Sans doute sous l’influence bénéfique du succès d’Harry Potter. On trouve désormais quantité de livres recensant de manière érudite et encyclopédique les lutins, les fées et autres gnomes. Pour ce qui est de rencontrer lesdites sirènes des sources, je connais personnellement une petite fontaine pas loin de chez moi… Si vous êtes prêt à tenter l’expérience ?

Ne craignez-vous pas une réaction des gens de la région viticole où vous habitez, face aux arguments de poids que vous développez pour la promotion de l’eau dans votre nouveau livre ?

Je ne suis pas inquiet pour l’avenir des vins et spiritueux. Notre besoin d’ivresse ne peut que croître dans cette espèce de « Soleil Vert » qu’est devenue notre planète.

Rappelons à toutes fins utiles que même pour les alcools, la qualité de l’eau est essentielle, notamment pour la fabrication de whisky. Je crois même que le Dr Twist l’a signalé dans une de ses enquêtes. 

Mais vous finissez par tuer le mystère, vous pourfendez le fantastique pour nous laisser face à une conclusion toujours inattendue et surprenante, mais hélas bien humaine. Est-ce normal de traiter ainsi son lecteur ?

Là, je plaide coupable. Sortir de ses rêves est toujours terriblement frustrant. Pour ma défense, je dirai que je fais quand même souvent la part belle au fantastique, et même à la fin de l’histoire, où le doute subsiste. De toute manière, l’influence des forces occultes est réelle, elles agissent toujours sur les protagonistes, ne serait-ce qu’en imagination. 

Comment faites-vous pour lutter contre le syndrome de la page blanche ?

Je suis très influençable, dans le bon sens du terme. J’aime à me laisser séduire par une nouvelle passion, un contexte différent, un bon livre et bien d’autres choses. Ces « rencontres » se font souvent naturellement, sans que je provoque le destin. A ce moment-là, je prends des notes, je les empile, je les oublie, je les trie et je finis par faire ma petite salade. En somme, mes histoires sont faites d’une accumulation de renseignements longuement recueillis. C’est ainsi que je procède en général, et je ne butte que rarement sur le problème de la page blanche. Mais il y a évidemment des moments plus laborieux que d’autres.

Mais il m’est également arrivé de répondre à des commandes « urgentes ». Cela ne m’a pas posé de problème particulier. Au contraire, c’est très stimulant, car cela relève de l’impossible défi…

Votre renommée dépasse largement l’Hexagone. Avez-vous un retour sur l’accueil fait, par vos  lecteurs étrangers, à vos livres ?

Indirectement, oui. Le simple fait qu’une collection étrangère renommée, comme « Il Giallo Monadori » qui est un peu le pendant italien du Masque, traduise régulièrement mes ouvrages est bon signe. Au Japon, je sais que la Quatrième porte a été très bien noté par les lecteurs. Il faut dire que les Japonais sont très friands d’énigme classique. Et je profite de l’occasion qui m’est offerte pour remercier vivement mes lecteurs et amis étrangers (Igor Longo, Douglas Greene, Robert Adey et John Pugmire, pour ne citer qu’eux) qui s’emploient à promouvoir les enquêtes du Dr Twist. 

Après « Les Larmes de Sibyl », que nous préparez-vous comme énigmes « tordues » ?

« La ruelle fantôme » (prévue pour la fin de l’année aux Editions Labor). Le cas très étrange d’une ruelle qui disparaît et réapparaît à loisir au cÅ“ur de Londres. Rares sont les témoins qui réchappent à son exploration. On les croit devenus fous, tant leur témoignage paraît délirant : entre autres, des visions divinatoires qui, - comme dans « Les larmes de Sibyl » - finiront par se réaliser !

« Lunes assassines » (prévues pour fin 2005, au Masque). Deux jeunes sÅ“urs se retrouvent recluses dans un vieux manoir anglais, sous la tutelle très sévère de leur oncle, revenu des Indes. Mais le climat d’oppression qui règne dans la vieille demeure ne semble pas uniquement dû à l’attitude martiale de leur parent. Les tableaux qui ornent les murs dégagent des impressions étranges et variées. Leur pouvoir de suggestion est indiscutable, ainsi que le talent de l’artiste, qui n’est autre que le précédent locataire. Un artiste très particulier, qui aurait sombré dans une folie meurtrière. Inquiétant. Mais ce qui l’est plus encore, c’est qu’il existerait dans la maison une toile cachée, - qu’il tenait pour son chef-d’œuvre –, dont la seule vue inspirerait des sentiments de folie homicide…





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