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Interview croisée d’Aurélien Masson et Lionel Besnier
par Jean-Marc Laherrère

Contrairement aux rumeurs qui ont couru après le départ de Patrick Raynal, les éditions Gallimard n’ont pas jeté le roman policier dans le caniveau. Au contraire. Une nouvelle génération a pris la relève. Jean-Marc Laherrère a eu la bonne idée d’interviewer Aurélien Masson et Lionel Besnier, respectivement directeurs de la Série noire et de Folio policier.

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Jean-Marc Laherrère  : Quel est votre parcours avant de devenir directeur de collection ?

Aurélien Masson  : J’ai fait des études d’histoire et de sociologie. Ce n’est d’ailleurs qu’à partir du moment où j’ai découvert la sociologie que je me suis plongé corps et âme dans la littérature noire et policière. Après un an passé sur les routes entre le Cambodge et New York, je suis entré à la Série Noire comme lecteur à l’été 2000. J’ai ensuite lu, lu et encore lu pour Patrick Raynal avant d’être finalement embauché en 2002 par Antoine Gallimard comme assistant éditorial à la Série Noire. Au départ de Patrick Raynal en 2004, Antoine Gallimard a choisi de me faire confiance et de me laisser la responsabilité éditoriale de la Série Noire.

Lionel Besnier : Etudes d’Histoire sur Paris, Licence, maîtrise de Géopolitique non soutenue et une multitude de boulots en parallèle pour financer une indépendance passant par la mobylette et l’appart puis le service militaire, six mois dans les bois au black comme bûcheron et retour à Paris, avec l’idée que, quitte à ne pas avoir d’avenir individuel dans une société sans projet commun, autant faire ce qui plait. Je commence à me renseigner sur l’édition. Il faut dire que j’avais déjà écrit un polar non publié en partie autobiographique lu par Rivages et la Série noire qui parlait du milieu du football semi pro en banlieue et que j’avais pour l’occasion mangé tous les classiques et plongé un à un, via la découverte d’Edward Bunker, dans le catalogue de François Guérif. Bon, j’apprends qu’une maison d’Edition se lance, je vais chez eux pour proposer de lire bénévolement des manuscrits « pour voir », mes avis intéressent, j’en bave sur les résumés d’intrigue, on me propose, via un auteur de leur collection phare « Le Poulpe », d’écrire un épisode de Gabriel Lecouvreur et j’entre ainsi dans cette aventure et retournant trois semaines dans un institut thérapeutique tester des médocs comme je le faisais parfois pour la débrouille. Ca commence comme ça. Je deviens lecteur à la Série noire, Raynal apprécie le boulot puis m’oublie, puis me recroise sur un salon et se rappelle, je bosse pour la collection Librio, un an à Canal + sans avoir jamais eu la télévision et bifurque sur la librairie en quittant Saint-Denis pour la Province. Cinq ans après, d’animations, de festivals, d’émissions de radios, de discussions en rayon et ainsi de suite, Gallimard qui souhaite un avis de terrain sur Folio Policier, me sollicite puis me propose le travail d’éditeur. Que des enchaînements donc à l’envie et à la gagne. Ca va maintenant faire 4 ans. J’ai 36 ans. Cela va à cent à l’heure, les enfants grandissent, je joue au foot en vétéran, j’apprends à nager le crawl et je cause polar avec Aurélien.

Jean-Marc Laherrère  : Aurélien, qu’est-ce qui vous a décidé à passer au grand format pour la série noire ? Quelle impression cela fait-il de reprendre une collection mythique pour la changer aussi profondément ?

Aurélien Masson  : L’idée première était d’unifier les deux collections dédiées aux romans noirs et policiers chez Gallimard, à savoir la Série Noire (alors en petit format) et La Noire (grand format). Le public, aussi bien que les libraires, ne comprenait pas très bien cette dichotomie. Dès lors il nous est apparu évident de faire passer la Série Noire en grand format, nous seulement d’un point de vue interne afin de pouvoir acquérir des textes qui partaient parfois à la concurrence qui les publiait en grand format (Rivages Thriller, Seuil Policier...), mais aussi pour donner un nouveau souffle à la Série Noire, lui faire quitter les étalages des gares pour les vitrines de librairies. Je n’ai rien contre la littérature de gare, bien au contraire, je suis un grand amateur de littérature populaire, de série B ou même de série Z. Mais avec cette nouvelle Série Noire, notre ambition est autre : montrer le panorama et la richesse d’une littérature qui en quelques décennies est sortie de l’ombre pour s’affirmer comme un courant majeur de la littérature en général.

Paradoxalement je n’ai pas l’impression d’avoir changé profondément la Série Noire. Le format est une chose mais l’essentiel est le texte et de ce point de vue, je me suis inspiré et m’inspire toujours du travail de Robert Soulat et Christian Mounier (les successeurs de Duhamel et prédécesseurs de Raynal) qui ont toujours joué la carte de la diversité. Comme eux, je vois la Série Noire comme une photographie instantanée de la littérature noire et policière à un instant T. C’est du moins ce que j’essaye de faire...

Jean-Marc Laherrère  : Comment faites-vous vos choix éditoriaux à la série noire ? On y trouve beaucoup de nouveaux venus, beaucoup d’anglo-saxons, pourquoi ?

Aurélien Masson  : Je pense qu’un éditeur n’édite pas simplement ce qu’il aime, ce serait trop simple. Un éditeur doit publier les livres qu’il aime mais surtout qu’il peut défendre. Je crois beaucoup au désir. Les livres que je sors sont des livres que je désire et mon désir est vaste et protéiforme. Je n’aime pas m’enfermer dans un genre un particulier, la richesse historique de la Série Noire a toujours été sa diversité : les polars hard-boiled (Mc Donald) qui côtoient les romans loufoques (Westlake), les récits d’espionnages (Flemming) qui font face à des romans d’une noirceur absolue (Thompson ou Robin Cook). Je suis sociologue et j’ai un point de vue assez structuraliste sur le métier, j’essaye de faire en sorte que chaque sous-genre (le roman noir, le roman d’enquête, le thriller, l’humour noir, l’espionnage...) soit équitablement représenté au cours d’une même année. Je cite souvent Arnold et Willy mais j’y crois profondément : "il faut de tout pour faire un monde"... Effectivement les nouveaux venus sont légions dans la Série Noire, c’est avant tout une question symbolique. Je ne pense pas qu’on puisse faire du neuf avec ce qui est déjà connu. Et puis en tant qu’éditeur, ma joie et ma passion sont de découvrir de nouveaux auteurs. Je vois la Série Noire comme une famille et donc tous ces nouveaux noms vont revenir régulièrement et vous deviendront, vite je l’espère, familiers.

Certes les anglo-saxons sont très présents. Tout d’abord car les américains et les anglais sont les maîtres du genre et aussi car je lis l’anglais, tout simplement. Je dois avouer avoir une petite faiblesse pour les écrivains britanniques et irlandais, comme Charlie Williams et Ken Bruen, qui sont à mes yeux plus originaux, plus fous en quelque sorte que les américains. Mais attention la Série Noire ne tourne pas pour autant le dos à la France comme certains ont pu le craindre. Vous verrez que les français vont revenir en tir groupés...rien que l’année 2008, nous allons publier pas moins de 5 romans français dont le nouveau Caryl Férey qui avait déjà défrayé la chronique avec son terrible thriller Utu. Enfin la Série Noire reste ouverte au monde entier, nous publierons des italiens, des norvégiens, des polonais même... a vrai dire ce qui compte avant tout, encore une fois, c’est le texte plus que l’origine géographique de l’auteur...

Jean-Marc Laherrère  : Parmi ces nouveaux venus, comment faites-vous pour découvrir autant de nouveaux auteurs étrangers dès leur premier roman ?

Aurélien Masson : Disons que je suis un être curieux et que je ne sais faire qu’une chose : lire des livres. Donc je me renseigne à droite à gauche, je vais sur Internet, je regarde scrupuleusement ce que m’envoient les agents littéraires. Je demande des conseils à des amis qui, comme moi, aiment lire même s’ils ne travaillent pas dans l’édition. Un éditeur est à la fois une personne entretenant un rapport quasi-névrotique à la lecture et une personne qui garde les yeux ouverts sur le monde. L’équilibre n’est pas toujours facile mais on essaye de faire au mieux.

Jean-Marc Laherrère  : Et pour folio, comment choisissez-vous les titres ? Comment choisissez-vous les grands anciens pour les rééditions des joyaux oubliés (Chase, Simenon ou Thomson), et comment se fait le "mélange" avec les reprises de série noire ou la noire, les autres titres issus de Gaia ou Liana Levi ?

Lionel Besnier : La très grande chance avec Folio Policier a été de pouvoir construire assez vite, à partir d’un fonds déjà en place et provenant des grands classiques de la Série noire, un catalogue s’appuyant sur ces valeurs plus que sûres pour permettre de nouvelles découvertes plus contemporaines. C’est l’idée défendue par Aurélien de participer au dynamisme de cette littérature tout en illustrant par la publication sa très grande diversité. De là, Folio Policier s’est ouvert à des éditeurs de polars grand format n’ayant pas de débouchés systématiques en format de poche. Ce sont des romans lus lorsque j’étais en librairie, d’autres que je suis allé chercher dans des collections de littérature générale, d’autres qui résultent de discussions, le tout en faisant vivre l’incroyable fonds de la Série noire ou de La Noire et en ouvrant sur des horizons culturels nouveaux. L’un des axes majeurs et aussi depuis plus de deux ans, avec Aurélien, de relayer et d’épauler le travail de découverte réalisé par la Série noire. Il y a de petits trésors comme Jeux d’enfants de Trigell mais aussi ce fonds Gallimard prestigieux à faire vivre pour garder des droits ou plus simplement laisser disponible pour les lecteurs des trésors du patrimoine. Il faut équilibrer le tout en gardant une identité propre et en essayant de ne pas trop publier pour laisser à chaque titre le plus de chance possible. Il faut également composer avec les droits, négocier, corriger, et gagner suffisamment d’argent afin de continuer ce travail inhabituel sur du poche qui consiste à prendre le risque de la découverte et où il nous est laissé le temps de faire émerger des auteurs. Cela correspond à l’esprit de la maison. Faire des découvertes, les relayer auprès de nouveaux lecteurs, partager les engouements.

Jean-Marc Laherrère  : Au sujet des grands anciens, comment se fait le choix dans l’immense fond de Gallimard ?

Lionel Besnier  : La reprise des grands classiques s’effectue notamment en fonction des possibilités contractuelles et repose sur une volonté des Editions Gallimard de préserver et maintenir disponible une sorte de patrimoine commun au genre et aux lecteurs inscrit dans l’histoire de la maison. C’est notre mémoire, ce sont des classiques qui représentent, au-delà de l’évidente qualité, des moments charnières de cette littérature, des apports spécifiques. Les considérations économiques n’entrent que très peu en ligne de compte. Ces reprises dépendent également d’un équilibre voulu au sein du catalogue entre ces monstres sacrés, que bien des lecteurs contemporains ne connaissent que de nom, et les petits nouveaux qui déboulent, nourris de cette accumulation des chefs-d’œuvre. Les anciens portent les plus jeunes et ces derniers, parfois, permettent par le succès de maintenir vivant un panel le plus diversifié qui soit. L’éditeur, au milieu de tout cela, jongle pour proposer ces histoires en essayant de ne pas trop publier pour chacune puisse vivre.

Jean-Marc Laherrère : Folio policier va t’il continuer à se cantonner à des rééditions ?

Lionel Besnier  : Oui. L’inédit est assuré par la Série Noire. S’il y a des inédits, comme c’est le cas en mai avec La jambe gauche de Joe Strummer de Caryl Férey, cela restera très ponctuel. Il était important de clarifier l’offre proposée par Gallimard.

Jean-Marc Laherrère  : Travaillez-vous ensemble ? Comment ?

Aurélien Masson : Evidemment nous travaillons même main dans la main. Lionel a été à la tête de Folio Policier avant que je reprenne la Série Noire et je m’inspire beaucoup de son point de vue, de ses conseils. De plus Lionel fut libraire avant de travailler à l’inverse de moi qui suis un "bébé-éprouvette" de Gallimard si l’on peut dire. Son regard concret et pratique sur les choses m’est souvent très utile. Comment nous travaillons ? Parfois au bureau, pas assez au bar. Le but pour nous deux est de constituer un véritable pôle policier au sein des Editions Gallimard. Nous nous échangeons nos programmes, nous développons des politiques de synergie en sortant des auteurs au moment (comme Jo Nesbo et Ken Bruen par exemple) afin de donner un éclairage particulier à ces écrivains qui nous tiennent à coeur et que nous voulons défendre. Là encore nous allions nos désirs respectifs pour défendre au mieux les auteurs que nous avons en commun. Comme dirait l’autre "l’union fait la force"...

Lionel Besnier : Bien parlé. Il est doué.

Jean-Marc Laherrère  : Vous avez tous les deux fait le choix de publier des auteurs qui, a priori, auront du mal à trouver un public, malgré leur très, très grande qualité. Je pense à Manhattan grand-angle, Dr Jack ou Les allongés par exemple en série noire, la trilogie de Bernard Mathieu, Deadwood ou les reprises de Winslow ou Lansdale en Folio. Pourquoi ce choix courageux ? Le public commence t’il à vous suivre ? Qu’attendez vous des amateurs ? des critiques ? Des libraires ?

Aurélien Masson : Comme je le disais plus haut, il faut de tout pour faire un monde. La force de la Maison Gallimard est de permettre à ses éditeurs de mener une véritable politique d’auteurs. Certes les ventes sont importantes, voire essentielles, mais ce n’est pas tout. Une collection doit être diverse et avoir dans son catalogue des titres grand public comme des titres plus pointus. Mais là encore, je ne crois finalement pas réellement dans cette dichotomie entre "Grand Public" d’un côté et "Spécialistes" de l’autre. Je n’aime pas les pensées qui divisent ou excluent. Ce qui compte est la qualité intrinsèque du livre : un auteur comme DOA montre avec Citoyens Clandestins que l’on peut s’adresser à tous, comme l’a fait Ellroy en son temps avec American Tabloid. Les libraires sont d’ailleurs essentiels dans ce travail de réconciliation des différents publics. Ce sont eux qui grâce à leur regard avisé, leur avis critique permettent d’établir des passerelles entre différents auteurs et différents "type" d’auteurs. Sans les libraires et les vrais fondus de romans noirs c’est sûr que certains livres, comme Manhattan Grand Angle, passeraient aux oubliettes engloutis par le tsunami de papier qui déferle dans les librairies chaque mois. Je leur tire donc mon chapeau et leur dit un grand MERCI...

Lionel Besnier : Parce qu’on nous laisse la possibilité de faire ce qui est tout simplement notre travail dans le prolongement de ce qui est l’identité de la maison Gallimard. Parce qu’il ne sert à rien de faire comme les autres qui affirment eux aussi leurs différences et que l’idée est de trouver une identité propre, clairement définie, qui permette aux lecteurs et libraires de pouvoir ou non nous suivre. Oui, cela marche et dire que ce sont des auteurs difficiles à faire connaître ne résulte pas d’un élitisme dans le choix des textes, mais d’une prise de risque à suivre des auteurs dont le nom n’est pas encore matraqué dans tous les sens. Même pas peur. C’est une façon de concevoir le métier. C’est presque une attitude qui consiste à refuser un fatalisme pour aller à la bagarre et partager les engouements. Cela étant, nous ne sommes pas des mécènes et cela ne peut continuer que dans un équilibre permettant à l’entreprise de vivre. A fortiori sur le poche ? Sans argent, sans vente, plus de livres, plus rien. Plus de Lansdale, plus de Charles Williams et autres petits plaisirs.

Jean-Marc Laherrère  : Parmi vos auteurs, quels sont ceux que vous avez envie de pousser ?

Aurélien Masson : La question est difficile tant je suis passionné par tous les auteurs que je publie. C’est un peu comme si on me demandait si je préfère ma mère ou mon père. Disons que dans les anglo-saxons ceux que j’ai envie de pousser pour le moment sont Adrian Mc Kinty, Ken Bruen et Charlie Williams ; des auteurs originaux qui ont créé des personnages récurrents que vous retrouverez au moins pendant les 3 prochaines années. Adrian Mc Kinty est l’auteur d’une trilogie pleine de sang et de fureur qui nous fait naviguer entre l’Irlande, les Etats-Unis et l’Amérique du Sud. Bruen nous ballade dans les ruelles sombres de la ville de Galway au côté de Jack Taylor, un privé désespéré au grand coeur, un cousin celte de Fabio Montale le héros de Jean-Claude Izzo. Enfin Charlie Williams, nous projette dans la cervelle (assez basse de plafond, avouons-le) de Royston Blake, un videur de pub d’une petite ville anglaise ; je conseille ce livre à tous les fans de Jim Thompson et de Harry Crews. Retenez bien ces trois noms, vous les retrouverez aussi bien en Série Noire qu’en Folio Policier.

Pour les français, j’ai envie de vous parler de DOA et de son roman qui n’a rien a envié aux meilleurs thrillers politiques américains (pour une fois qu’un auteur français s’attaque à la question de L’Etat et de ses zones d’ombre soulignons-le). J’ai aussi envie de vous parler d’Antoine Chainas et de son livre coup de poing, Aime-moi Casanova, la plongée infernale d’un flic drogué au sexe dans une ville de Nice crépusculaire. C’est un premier roman et l’on sent que ce jeune auteur nous réserve beaucoup de surprise. A suivre donc...

Lionel Besnier  : Pour Folio Policier, j’aime beaucoup Les marécages de Lansdale, Otelo de Bernard Mathieu et, pour continuer dans de possibles découvertes, Cher camarade de Steinhauer. C’est le premier d’une série.

Jean-Marc Laherrère  : Que nous annoncez-vous pour les mois à venir ?

Aurélien Masson  : Le retour de Lansdale le déjanté pour le mois de Juin avec Tsunami Mexicain, "une croisière s’amuse" violente et drolatique comme seul cet auteur texan peut nous en faire. Le nouveau Jack Taylor de Ken Bruen qui s’intitule Le dramaturge pour le mois de Septembre, où exceptionnellement Jack Taylor ne boit pas. Ce livre confirme le talent de cet auteur irlandais découvert par la Série Noire. Pour le mois d’octobre 12:23, le 31 août 1997 d’Eoin Mc Namee un thriller politique autour de la mort de Lady Di, un roman littéraire et accrocheur qui en surprendra plus d’un. Et pour finir, je vous donne rendez-vous en novembre avec le nouveau roman noir de Patrick Pécherot qui se déroulera de nos jours.

Lionel Besnier : Juillet de sang de Lansdale en juin, Le roi du K.O. de Crews en juillet et Typhon sur Hong-Kong de John Burdett en octobre avec un nouveau Ken Bruen et Belleville-Barcelone de Pécherot. Et toujours Nesbo, Hurley, Christopher Moore, auteur de l’excellent Lézard lubrique de Melancholy Cove. D’autres encore. Le plus difficile dans ce métier est de choisir et de savoir dire non. C’est juste une petite piqûre de rappel pour ne pas verser dans l’angélisme.

Jean-Marc Laherrère  : Merci.





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