Revoilà Padovani et son équipe de flics iconoclastes. Si on le sort une fois de plus du placard c’est que la situation est grave : une équipe de terroristes parfaitement entraînés vient de faire sauter une rame de RER, faisant tomber le train dans la Seine, juste sur un bateau mouche. Les morts se comptent par centaines. L’explosif utilisé est quasiment inconnu des flics, mais pas de l’armée, et ce n’est que le début de la série d’attentats qui vont s’abattre sur la capitale. On imagine bien que la pression médiatique est énorme ! Bien que toute sa hiérarchie lui demande de ne plus se consacrer qu’à cette affaire, Padovani, comme d’habitude, les envoie chier, et continue à enquêter sur deux autres affaires : un tueur de travestis, et une série d’enlèvement de gamins, que l’on retrouve ensuite violés et torturés. Pendant cinq jours, ce sera à fond, envers et contre tous, et sans rien perdre de son humour ni de son panache.
Fajardie a beaucoup écrit, alors, forcément, il y a des romans que l’on aime, et d’autres moins. Ici j’ai retrouvé la verve, la nervosité et l’humour à la fois tendre et vachard qui m’avait enchanté quand j’avais découvert cet auteur. Une excellente nouvelle donc, et un excellent roman qui dresse un portrait sans concession d’une France molle, avachie, livrée à des médias lèche-cul, et à un ministre de l’intérieur à l’ambition démesurée. Comme dans ses meilleurs roman, Fajardie réussit ici à être à la fois fleur bleue et très noir, humaniste et sans illusions, mais surtout, il reste un fabuleux conteur qui nous décrit à 100 à l’heure une capitale en pleine apocalypse terroriste. Du grand art.
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