Toujours plus dépressif, toujours plus efficace dans une société trop exemplaire, trop hypocrite qui pèse comme une chape de plomb sur ses habitants.
Einar
Einar est journaliste personnage récurant inventé par Arni Thorarinsson.
Einar est un nom assez commun en Islande, proche du mot « einn » qui veut dire seul ou solitaire.
« Einar est conduit par son sens de la justice, sa curiosité, mais il n’est pas politiquement correct. Il n’arrive pas à trouver un équilibre psychologique, mais il ne cesse d’essayer. Il est conscient de ses propres préjugés. Il se moque de lui-même. Dans un certain sens, il est sa propre parodie, et il le sait. »
Erlendur
Erlendur est l’anagramme à une lettre près de Arnaldur. N’est-ce pas pour « mieux brouiller les cartes d’un jeu toujours trouble entre le romancier et son personnage » ?
Erlendur est commissaire de la police criminelle à Reykjavi, personnage inventé par Arnaldur Indridason.
Erlendur est divorcé. Il ne mange que des plats réchauffés au micro-onde. Il est en rupture avec ses enfants, souvent déprimé.
Comme Wallander, il a des relations très difficiles et conflictuelles avec sa fille !
Erlendur ne s’est jamais remis de la disparition de son petit frère dans une montagne quand il avait 10 ans. Il n’a pas vu sa fille grandir.
Il est d’autant plus efficace et clairvoyant dans son métier qu’il est inapte à déjouer les problèmes dans sa vie personnelle. Son slogan pourrait être : « Toujours plus dépressif, toujours plus efficace. »
Erlendur veut dire étranger en Islandais, étranger à « une société trop exemplaire, trop hypocrite qui pèse comme une chape de plomb sur ses habitants ».
Les Islandais ont la « nostalgie d’un eden, la douleur d’avoir à renoncer à cette idée que l’Islande, ce territoire de 103 00 Km² (1/5e de la France) peuplé de 288 000 habitants, où le taux de chômage atteint à peine 3%, n’est pas un cocon de solidarité, une contrée magique à l’abri du crime et de la bassesse, mais une société gangrenée par la violence, qui plus est dans le secret. »
Harry Hole
Harry Hole est commissaire à Oslo, personnage récurant inventé par Jo Nesbo. « Flic alcoolique et dépressif en proie à des problèmes conjugaux, cynique, en rupture de ban, envoyé par sa hiérarchie dans des histoires impossibles. »
Harry renvoie à deux flics très connus des amateurs de polar, Harry Bosch de Michael Connelly et l’inspecteur Harry de Clint Eastwood.
« Plutôt que d’essayer d’éviter l’archétype, j’en ai profité, j’ai essayé d’utiliser tous les avantages qui vont avec, pour en tirer un personnage original et intéressant. Et Harry est un prénom vraiment dur à porter. En norvégien, il est souvent utilisé pour caractériser des ploucs incultes. Je voulais donner un prénom pas sympa à un personnage sympa. »
Varg Veum
Varg Veum est un ex-assistant social pour ados devenu détective, personnage récurant inventé par Gunnar Staalesen.
Tel Humphrey Bogart , il attend qu’une blonde avec mouchoir sur la bouche et voilette entre dans son bureau. Désabusé, il se moque du temps.
« Varg I Veum signifie le loup dans un sanctuaire, et est utilisée pour décrire une personne qui, il y a longtemps, était hors-la-loi, et que tout le monde pouvait tuer. Le nom de Varg Veum signifie que c’est un loup solitaire, et également une sorte de hors-la-loi, qui se situe dans la frange entre la police et les criminels. Et puis ça sonne bien, ce qui est important pour un personnage récurrent. »
Kurt Walander
Mankell a inventé en 1999 Kurt Walander en feuilletant l’annuaire d’Ystad, une ville de la Scanie, région du sud de la Suède.
Il n’y a pas plus anti-héros que Kurt Wallander. C’est le personnage tourmenté par excellence. Wallander est un quinquagénaire diabétique. Il a des relations houleuses avec sa fille aussi irascible que lui.
« Kurt Wallander est imbibé d’alccol, de mauvaise graisse et de remords, toujours prêt à s’engouffrer dans des enquêtes improbables, a une singularité : il est l’archétype du héros fatigué. Un homme qui voit sombrer le monde dans une mer de glace et d’indifférence, il ramasse des cadavres à la pelle en cherchant désespérément d’où peut bien provenir le mal. »
Serge Raffy s’interroge dans le Nouvel Obs 13/05/04 « Comment a-t-il réussi un coup pareil ? Faire d’un flic lourdaud, neurasthénique et solitaire une superstar du polar mondial. »
Mankell ne dit pas Wallander c’est moi mais nous n’avons que trois points communs : notre goût pour l’opéra, l’acharnement au travail et le fait que nous soyons nés la même année, 1948
« La Suède et son système social porté aux nues, c’est un mythe comme celui des Suédoises toutes minces et blondes ».
Erik Winter
Erik Winter fait partie de ces policiers qui ne s’habituent jamais à la mort. C’est le personnage récurant inventé par Åke Edwardson.
Classique : Winter écoute du jazz, Coltrane en particulier. Il boit du malt.
Original : C’est un Dandy ! Célibataire endurci, il est aussi soucieux d’élégance. « Je suis un homme coquet, ou alors mon âge me pose des questions ».
« Il imagine un héros attachant mais pas trop sympathique. », dixit Gerard Meudal