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Drama city
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George Pelecanos
Tag(s) : Littérature nord américaine - Roman policier - Seuil. Policier

Seuil, 2007 300 p. ISBN 202083782X

Enfin sorti de prison, Lorenzo Brown, presque la quarantaine, revient dans son ancien quartier de Park View, à Washington D. C. Engagé par la Humane Society, il s’occupe des chiens maltraités, mal nourris ou, pire, entraînés pour des combats interdits. Décidé à ne pas retomber, il fait bien son travail et évite l’argent facile gagné par ses anciens amis, Nigel Johnson et Deacon Taylor, devenus des patrons de la drogue. Rachel Lopez, elle aussi, aime et fait bien son travail. Contrôleuse judiciaire, elle s’applique à aider les détenus qui sortent de prison, dont Lorenzo. Mais, le soir venu, elle fréquente des bars pour y chercher l’amour et se perdre dans l’alcool. Lorenzo, qui s’est pris d’amitié pour elle, comprend vite comment tout cela risque de se terminer. C’est alors qu’une querelle de territoire entre Johnson et Taylor précipite l’inévitable.

Auteur, entre autres romans, de Soul Circus, Blanc comme neige, Funky Guns et Hard Revolution, George Pelecanos est aussi réalisateur indépendant et vit à Silver Spring.




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3 chroniques

  • Drama city

    26 mars 2007 17:54
    par Bruno ( 1 chronique )
    Quelle deception ! Un scénario faible ou on s’ennuie, des personnages d’un tel manque d’épaisseur que les "méchants" se confondent,une pincée de sexe, une dose de morale,et une happy end hollywoodienne pour achever le massacre. C’est du travail tellement baclé que l’on se demande si c’est le meme auteur que "Blanc comme neige" ou "Soul circus"...Assurement le plus mauvais roman à ce jour de Pélécanos, en esperant qu’il se reprenne pour le suivant !

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  • Drama city

    2 avril 2007 20:52
    par Thierry Godefroid ( 187 chroniques )

    Washington, de nos jours. Lorenzon Brown sort juste de prison. Désirant très fortement se réinsérer, il coupe les ponts avec ses anciens potes dealers, parmi lesquels Nigel Johnson, ex ami et nouveau caïd. Lorenzo est en conditionnelle et son contrôleur judiciaire est une latino canon (Rachel Lopez) qui a quelques soucis de bouteille. Lorenzo bosse à la Human Society, une sorte de SPA privée en contrat avec la municipalité. Lorenzo, le noir, avec son pote Mark, le blanc, sillonnent la ville pour emmerder les propriétaires des clébards battus, laissés dans leurs déjections, ou dressés au combat pour les paris clandestins.

    Côté came, dans la rue, le quartier est partagé entre Nigel et Deacon Taylor. Partagé au trottoir près, attention. Et la moindre méprise peut avoir de très sanglantes conséquences, car parmi les petits soldats de nos deux cadors, des gamins cruels à moitié décérébrés prennent des libertés pas vraiment favorables au bizeness. Quoi que, à terme, c’est encore à voir…

    Une fois de plus, Pelecanos met en scène (si on peut dire) la sinistre situation de la population noire de Washington. Ses nouveaux personnages prennent très vite de l’épaisseur et l’humanité qui habite même les plus sauvages d’entre eux enlève au lecteur toute envie réflexe de punition violente. Bref, tout le talent de Pelecanos est là, son écriture limpide, ses dialogues toujours parfaits (ah, ces séances chez les narco anonymes…) à l’exception peut-être de cette scène un peu limite dans laquelle Lorenzo console bêtement son pote Mark après l’exécution d’un chien dangereux qui venait de la mordre. Bon, c’est un détail. L’enchaînement des événements est implacable et, c’est une habitude, le bouquin est difficile à lâcher. La traduction est remarquable, même si on peut déplorer l’utilisation d’expressions branchouilles horripilantes du genre « Ã§a l’fait pas Â» et autre vocabulaire de caïd de la téci (« zonzon Â»), etc. C’est un autre détail…

    Bref, on peut certes trouver que Drama City accuse un tout petit fléchissement dans la production superlative de cet auteur exceptionnel (ne nous lassons pas de le rappeler), mais ce roman trouve néanmoins très facilement sa place dans la couche supérieure de la production actuelle.

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    • Drama city 4 avril 2007 10:48,
      par Jean-Marc Laherrère ( 625 chroniques )

      D’accord avec Thierry et le blog de Marc Villard, en complet désaccord avec la critique de Bruno. Certes il n’y a pas ici d’intrigue serrée, mais c’est souvent le cas chez Pelecanos ; des méchants qui se confondent ? Quels méchants, il y en a rarement chez Pelecanos ; un happy end ? Nous n’avons pas la même notion de ce qu’est un happy end ; quand à Hollywood, il s’intéresse rarement à ces quartiers là ...

      De mon point de vue, avec de nouveaux personnages Pelecanos continue, inlassablement, sa chronique des quartiers noirs de Washington DC. Avec d’autres personnages, mais avec la même écriture limpide, le même sens du dialogue, la même humanité et tendresse pour les personnage, la même acuité et lucidité quand au constat sans illusion. Certes, ce roman n’a pas le souffle épique d’Un nommé Peter Karras ou de Hard Revolution, mais c’est parce que l’époque ne s’y prête guère. Quand à la progression vers l’explosion de violence, elle est tellement inéluctable, conséquence imparable de la misère sociale, du manque de repères moraux, et de la mise en avant de l’argent et des signes les plus ostentatoires de richesse comme seule valeur partagée, qu’elle est totalement dédramatisée pour être présentée comme un élément supplémentaire de la vie du quartier.

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