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Dans les années 1960, quelque temps avant la mort du vieux capitaine, les filles de Pierre Stephan ont eu l’idée de l’enregistrer, faisant revivre l’épopée du cap Horn et des cap-horniers. À commencer par ceux du nickel, ces hommes pour qui chaque voyage constituait un tour du monde : sept à huit mois en mer, loin de tout, sans informations, sans moyens de communication. Avec une charge de travail, des risques et des souffrances qu’on a du mal à imaginer aujourd’hui, mais qui, à l’époque, semblaient aller de soi.
Ces enregistrements, mis en forme par son petit-fils, Roland Paringaux, constituent l’essentiel des Carnets du cap Horn. À l’heure ou l’engouement pour la mer et la marine à voile s’affirme un peu partout, notamment grâce aux courses autour du globe, il nous a semblé que ce témoignage méritait de sortir du cercle étroit de la famille et de s’ouvrir aux passionnés du grand large.