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Antonio Ferrara, le roi de la belle retrace la carrière de ce petit Italien arrivé en France à l’âge de 10 ans. Ses premiers faits d’armes : un voyou laissé pour mort dans une chambre d’hôtel parce qu’il l’a traité de « mec balourd, pas fiable », des banques dévalisées, incarcération et évasion lors d’une consultation à l’hôpital... Sous l’aile de parrains corses, il est enrôlé par des équipes de braqueurs de fourgon blindé.
Nino met en contact des truands chevronnés avec les jeunes « black-blanc-beur » d’ÃŽle-de-France. Les casses à répétition provoquent une grève des convoyeurs de fonds. Pendant quinze jours, les distributeurs automatiques ne sont plus alimentés. Ferrara devient la priorité des services de police. Après quatre ans de cavale, les enquêteurs l’interpellent enfin.
Mais le garçon est trop précieux pour que le milieu le laisse croupir en prison. Pendant six mois, un commando prépare minutieusement son évasion. Un maton est mis à contribution, un avocat suspecté. Le 12 mars 2003, une douzaine d’hommes encagoulés mitraillent les miradors et ouvrent des brèches à coups d’explosifs dans les portes de la prison. En moins de dix minutes, Antonio Ferrara s’est évadé. Sur fond de guerre des polices, les services enquêteurs déploient de gros moyens tandis que Nino bronze sur la plage à Saint-Raphaël. Le 10 juillet 2003, les flics pistent un trafiquant de stups qui a rendez-vous avec Ferrara, à Paris. Le petit Italien les repère et leur fausse compagnie. Il retrouve le trafiquant dans un bar de Bercy. Cette fois, les enquêteurs ne le ratent pas. Ferrara est incarcéré à Fleury-Mérogis. Quelques tentatives d’évasion auront lieu mais échouent. À 34 ans, sans compter le procès de Fresnes pour lequel il encourt la perpétuité, le braqueur est libérable en 2027. Antonio Ferrara a joué, il a perdu.
Antonio Ferrara, le roi de la belle est le fruit de quatre années d’enquête.