image
FICTION
Album jeunesse - Bande dessinée - Espionnage - Fantastique - Fantasy - Littérature jeunesse - Nouvelle - Récit - Roman - Roman historique - Roman noir - Roman policier - Science-fiction -


DOCUMENTAIRE
Arts - Biographie - Cuisine - Ecologie - Guide touristique - Histoire - Médias - Photographie - Société


Devenez le 1247ème abonné à la lettre d'information

Votre librairie



Achetez vos livres sur bibliosurf.com
Récompensez le travail du libraire
Guides de lecture
Choix du libraire
Interviews
Revue de presse
Suivi des blogs littéraires
A l’estomac
25 € Délai de livraison : 8/10 jours
Livraison gratuite
Chuck Palahniuk
Tag(s) : Littérature nord américaine - Nouvelle

Denoël 07/09/2006 Collection : ET D’AILLEURS ISBN 2207257037

À l’estomac raconte, en une série de petites fictions toutes liées entre elles, les infortunes de vingt-trois aspirants écrivains dont les rêves de grandeur vont tourner au cauchemar. Chacun d’entre eux a répondu un jour à une énigmatique annonce : "Retraite pour artistes : laissez vos vies de côté pendant trois mois, avec l’espoir de trouver un environnement calme, propice à la création." Oui mais voilà, l’environnement en question - un vieux théâtre délabré - est... terrifiant. À mesure que se dégradent les conditions de vie, leurs manigances pour sortir indemnes de ce lieu infernal se font plus cruelles, et leurs écrits, qui composent le livre, plus déviants. Traduit de l’américain. Du même auteur : Fight Club ; Choke.





1 chronique

  • A l’estomac

    19 février 2007 10:45
    par Munin ( 1 chronique )

    A l’estomac (Haunted) a pas mal fait parler de lui, notamment en raison des lectures publiques d’un des passages du livre, Tripes (Guts), qui provoquait à chaque fois des évanouissements dans l’assistance : Chuck semblait avoir atteint de nouveaux sommets en matière de macabre et de choquant. Certains critiques ne se sont pas privés d’écrire que les romans de Palahniuk suivait une sorte d’escalade, et que l’auteur n’était ingénieux que dans les moyens de choquer son lectorat.

    17 écrivaillons en puissance, sous l’influence d’un vieux mentor rencontré à la suite d’une annonce anonyme, s’isolent pour trois mois. Cette retraite d’écrivains doit leur apporter l’isolement nécessaire à la production d’un chef d’œuvre. Mais les 17 protagonistes, désignés par des pseudonymes en lien avec leur histoire (Compte de la Calomnie, Saint Descente-de-Boyaux, Sœur Autodéfense, etc.), se persuadent bien vite qu’ils sont tombés dans un piège et commencent à s’infliger d’horribles supplices en prévision de la célébrité qui les attend, quand ils seront miraculeusement sauvés. Cette histoire est entrecoupée des 23 nouvelles, où les personnages et les deux organisateurs racontent leur vie. Ces nouvelles sont introduites par des poèmes faits de vers libres autour du personnage.

    Si la structure est curieuse, le contenu l’est encore plus. La trame générale atteint très vite des sommets d’horreur absurde. Comme chez Bret Easton Ellis, les personnages sont des icônes désincarnées dont les sentiments et les motivations sont soigneusement mises de côté – en attendant la nouvelle qui les mettra en scène. Chacun, à tour de rôle, un peu comme dans un groupe de parole, s’avance et raconte un épisode significatif de sa vie. Chaque nouvelle est une sorte de feu d’artifice horrifique permettant à Palahniuk d’explorer et de critiquer un aspect de la société américaine. Celle-ci est comme un cadavre maquillé et parfumé, dont l’auteur nous montre la réalité : les fluides qui suintent, les tissus qui pourrissent, les vers qui grouillent. Le corps est profané de toutes les façons possibles et imaginables : sexe sordide, mutilation, corruption, torture, cannibalisme : rien n’est épargné, et la crudité des détails, associés à leur précision maniaque (Palahniuk ferait un grand contributeur à Wikipedia), rend les scènes quasiment insoutenables.

    Au-delà du macabre et de l’alternance des effets comiques / horrifiques, les nouvelles du livre brillent par leur inventivité et leur pertinence. L’art de la formule, associé aux dons d’observateur de l’auteur, font de ces nouvelles des petits chefs-d’œuvre d’invention et d’originalité. Une nouvelle de Palahniuk, c’est un peu une superbe bavette baignant dans une sauce de merde, de vomi et de sang : si on supporte l’assaisonnement, on se régale. En fait, on est pas loin du conte dans ces pages, un conte moral où les personnages essaient de rester sexy en se mutilant, dans l’espoir que leur rôle sera tenu par une vedette cotée de Hollywood. Le prétexte originel – la retraite d’écrivains est vite oublié, tant il est évident qu’aucun de ces personnages n’a le plus petit rapport avec l’écriture. Je suis moins enthousiaste sur les chapitres liant ensemble les nouvelles : certes, il s’agit d’une critique de la célébrité, de la société du spectacle, des reality shows, d’Hollywood, des écrivains qui vendent les droits de leurs livres avant de les avoir écrits, et de tout ce qui a un rapport avec la prostitution artistique et la souffrance, mais le trait est un peu fort et parfois, le chapitre se lit un peu comme un passe-plat entre deux nouvelles.

    Voir en ligne : A l’estomac - Chuck Palahniuk

    Répondre à ce message



Les internautes aiment aussi !
Mondo et autres histoires Saules aveugles, femme endormie Fugitives Aloe ferox Qui comme Ulysse Des Nouvelles des Indiens d’Amérique du Nord Les croissants du dimanche Nouvelles, histoires et autres contes La  mort  à  Venise Pour les siècles des siècles Demain, je franchis la frontière Les Poteaux de torture J’attends l’extinction des feux Plage  des  sablettes,  souvenirs  d’épaves Morte-saison sur la ficelle et autres récits


envoyer l'article par mail title= envoyer par mail à un ami

Agence Bibliosurf.com 9 rue Eugène Gibez 75015 Paris. Tel 01 42 50 58 12. contact